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12/04/2006

Art Triste

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"Un signe écrit s'avance en l'absence du destinataire" (J Derrida)

22:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

09/04/2006

NOIR

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Juste murmure assoupi

Sous les graphes de la pluie

L’éternité se fige des ratures

Infimes de l’intime

Elle se négocie en instants rares

Les draps froissés ont encore

Le soupir élancé

de ton cri bâillonné

Quand le rivage s’étale sur le zinc

Les verres de bonheur au mètre

Pour occulter la paume ouverte de tes yeux

La peau se tend délicieuse

Par inadvertance perverse

J’ai possédé la silhouette affirmée

Donc féminine entre les doigts

Du sacrifice

Comme on se tient debout

Les pieds enchaînés

Au sang des chairs offertes

Je suis en connivence

Avec la tombe éclairée

De tes jouissances

Sans parler tu sais m’entendre

Le printemps inscrit dans mes flancs

Des soupçons charnels

Définitifs

Où j’écris ton ombre

Ce matin la pluie n’efface pas la nuit

 

 

 

10:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

04/04/2006

Un Ange Passe

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Il est long en bouche

Le petit mot

De rien du tout

Que tu t’égosilles

à ne pas prononcer

Ce petit mot

A la saveur de sang

Qui a l’empreinte unique

De ma surdité

20:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

01/04/2006

Légendes

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Cri nu des ruelles éconduites

J’ai traversé les ronds de cascade de l’émoi

Quand mon silence s’étirait

De la rue des Chardons

A la rue de l’abbé Regnard

J’y puise des pintes d’histoires

De celles que l’on s’invente, Marc

Files intimes et ininterrompues de fictions

Qui mettent du savon dans les yeux

Et pimentent nos greniers à souvenirs

Raphaël en vitrier de l’infime

Scande nos vies

Comme un passeur de sens

Il sait même s’éterniser

Dans nos rébellions

D’adulte à venir

Je Nous réinvente ce soir

Trente cinq ans plus tard

Ce n’est pas un poisson d’avril

Simplement

La folle envie

De vous embrasser.

Jean-luc

 

tableau de Michel Suret-Canale

15:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

30/03/2006

FICTION

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J’ai épousé l’éclipse incisée de ta douleur

Dans un ciel au tourment de voiles déchirés

Gorge mydriatique de mon propre écho aphasique

Lueur circoncise du partage

J’ai deviné les rives écloses de ton sourire

La bienfaisance des ombres accrochées

Au carreau cassé du désir béant de ta jeunesse

Ce lent balancement des mains

Caresses alignées de nos connivences

Et ton regard si fixe   lieu de non rencontre

Séisme éloquent de filiation  parcimonie

J’ai le silence au bout de la langue

A fleur de bouche

Je suis aussi impalpable que la peau glabre de tes déserts

Que mes mots aux ongles incarnés de ta chair

J’ai sculpté dans les stalles l’indicible du bonheur

Les vents brutaux

Interrogent la cicatrice ouverte de ma confiance

Et me font douter

Que la vie ne dissimule pas

Les rondeurs acidulées de tes éclats de rire

La fuite méconnue de nos regards d’enfance

Un cri dans le salpêtre

Tempête de sable de nos émois

J’ai une opacité sur le cœur

Qui ignore la lumière résonnante des amants

Au zénith des retrouvailles divisées sacrifiées

Prononcer ton nom

Insolite dérisoire et simple

Comme on partage

Le pain

Sur la table

Restes de l’amour que l’on donne et que l’on ne reprend pas

Ce jour là,

L’injustice s’est moquée du regard des statues

La vie a fait une pause

 

20:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

23/03/2006

VIVRE D'AIMER VOIR VIVRE

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Pour toi                                                                                                                                                        Avec toi                                                                                                                                                         KLA                                                                                                                                                              Pour Marianne                                                                                                                                               Pour le Feu de la Vie                                                                                                                                        Lui dire de Vivre                                                                                                                                        comme on pousse un regard pour demain

21:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

16/03/2006

Liaison fatale

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Ce que silence dit

 

Il le lie au tragique de nos vies

 

Rivière qui change de lit

 

Amertume des hivers trop courts

 

Fonte glaciaire anticipée

 

Il résiste dans nos mains

 

Ce réveil éclairé des yeux

 

Cette journée profilée entre deux murs blancs qui regardent

 

L’immaculé de nos bouches

 

Chargées de vociférations

 

Il préfère l’obscur

 

Du silence à venir

 

Il le sait que se regarder

 

C’est ne pas parler

 

Pouvoir taire ainsi

 

L’évidence nécessaire

 

Du frottement

 

De la pierre dans les yeux

 

Cri strident qui repose le vent

 

Fait pleurer les enfants

 

Des herbes attendues

 

Absentes à ton réveil

 

J’ai gardé les petits pieds de mon enfance

 

 

Le silence n’efface pas le silence

 

21:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

12/03/2006

Armanda

Armanda a des problèmes. Elle ne supporte pas que quelqu’un s’approche d’elle à moins de 2m50. Elle ressemble à tout le monde. Sauf que son impossibilité, son incapacité à se limiter à sa peau rend son regard attentif (certains disent étrange). Elle a beau raser les murs, il reste une immensité hostile et inquiétante. Bien sûr, elle ne passe pas partout, 5m de large, même dans les espaces pour handicapés, ça ne suffit pas…Si on la surprend en s’approchant trop prés d’elle, elle s’enfuit ou vous réduit à néant. Le docteur dit qu’elle a une conscience particulière des limites corporelles…sa peau est à 2m50 d’elle…comme une bulle. D’ailleurs on l’appelle « La Bulle » et ça fait rire tout le monde puisque pour se laver, ce n’est pas une mince affaire : c’est loin d’être une bulle de savon. Pourtant je l’aime bien Armanda.

19:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Désert

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J’ai fait sable ras
De mes saisissements
Lever les yeux au ciel
Comme pour apprendre
A lire les rugosités du vent
A chaque pas déclaré

 

Il ne faut pas penser
L’amour
En termes publicitaires

 

Je suis en ton désert
Défaillance inévitable  Fêlure tectonique
Qui jouxte les lèvres de l’angoisse
Oreille écorchée des stries de la langue
J’empreinte ton corps
A la terre des mots contrits
Collision crissante
Prosodie charnelle de mon invalidité

 

J’ai avalé mon regard pour parler de la vue de l’ombre
Parloir obscur de ma naissance
Cri bandé de ma jouissance
Parler Voir
La parole s’annonce dans un mouvement de Vent

Je perds un peu de Moi

Je gagne un peu de Toi

 


 

13:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

09/03/2006

MER

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Photo JLG

 

Belle Ile en Mer                                                                                                                                             Dentelle de littoral                                                                                                                                        Plage de Donnant                                                                                                                            Recouvrement échoué des souvenirs                                                                                                                 Ce soir envie de m'y laisser aimer                                                                                                             Comme dans un frottement                                                                                                                    Accrocher ton désir                                                                                                                                          "Et m'éveiller à la voix de la mer"                            

19:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

06/03/2006

ECRIRE

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08:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

05/03/2006

D'UN JAIS

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J’ai convoqué les démons

 

Mes dentelles de littoral

 

Où gravitent les pliures de l’amour

 

Je l’ai fait pour le reflet fou de vos visages

 

L’humanité discrète de vos soupirs

 

Pour que mes perles de jais

 

Accrochent l’articulé de vos regards

 

Comme d’un geste répété des doigts

 

Montrer que la même chair se récolte

 

Vendanges de mes émois

 

Pour lisser les ombres oblongues

 

De vos rêves

 

Je suis insatisfait de n’être présent

 

Qu’aux écorces de ma vanité

 

Douleur en partage

 

Que je sais… ne pas posséder moi-même

 

Mort, je ne suis pas indemne

 

Des auréoles de remords

 

Lignes invisibles de mon aphonie

 

Qui assourdit la naissance du sens

 

Et provoque l’automne

 

Je suis absent

 

Et votre souffrance est toujours mienne

 

 

Il y a des respirations qui creusent des chemins de printemps

 

Il y a des regards où naissent des enfants

 

 

09:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

03/03/2006

TOI

 

 

 

« Le canot de l’amour
                             S’est brisé contre la vie courante
Je suis quitte avec la vie
Inutile de passer en revue
                            Les douleurs
                            Les malheurs
                                               Et les torts réciproques
Soyez heureux ! »

 

                  V. Maïakovski

 

Des pans de murs du silence
Au commencement de tes gestes
Il y a des coupes renversées de sommeil
Cicatrice hallucinée
Du rêve
Accroche ta tête
De ce débordement de soleil
A l’encadrement des fenêtres
Bouge ton corps
Comme tu parlerais
De ce geste
Où on ne dit rien
Traverse de ta force
Les limites de l’eau
Où un coin de ciel
Vire ses courbes
A la pointe levée du silence
Regarde tes yeux
Les yeux dans les yeux
Il est temps
De brûler
Les livres
Que l’on n’a jamais écrits

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

01/03/2006

TOUTE

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Toute vision clastique

Se rive

à la dérive

des berges des corps

17:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

27/02/2006

SANS

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Matin de bouches cousues

Matin cerné des épaves de mes nuits

A la fibule de tes mots

(Rire saturé de ma semence)

Infidèle murmure

Qui sait taire la ruine

Le réveil du soupçon

Nargue l’hystérie des mots

J’ai fermé le bocal aux caramboles

Pour

Eviter de croire au miracle

Et pourtant ce matin "j'y crois"

A la rencontre du sourire

Sans chair meurtrie

"sans"

 

 

Le vent respire le linge qui sèche au soleil

07:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

26/02/2006

Si LENT CE MOT DIT

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J’ai convoyé l’écheveau

 

Des pierres infernales de mes contusions

 

La silice lisse coule entre mes doigts

 

Egrainant l’étoffe du temps

 

Sablier de verre de mes secrets exophtalmiques.

 

J’ai trop tardé

 

A apprendre les rides infécondes du vent

 

Ces baisers posés aux rives de tes absences

 

Tant besoin de croire

 

Aux dérives de tes cheveux

 

Accrochés à mes doigts

 

Comme on fait glisser les herbes

 

Sur les gerçures du désir irradié

 

Se délite le souvenir encré

 

de mes forces sauvages

 

vivaces invisibles secrètes

 

Presque serein de me confondre à la terre

 

de tes fantasmes et de tes sentences

 

Appartenance virile

 

Je suis l’œil de lynx de la névrose de tes mots

 

Le bonheur résiste

 

A l’entrejambe des femmes

 

Il y a même des transpirations volatiles

 

Au chevet des insomnies

 

Je te suppose de manière frontale

 

Au risque de murmurer le mot

 

Les écorchures apaisent les courbes de ton regard

 

Suis lové au creuset de tes rêves

 

J’ai rendez vous avec le sillage nonchalant

 

Des tortues de mer

 

Reconnaissantes de mon aube océane

 

Ce soir j’ai des envies de mers profondes et sombres

 

Où se noyer dans les sables roux

 

Révèle l’empreinte de l’inhumain

 

Je suis à l’encoche de l’attente

 

A l’essoufflement du reproche

 

A la croisée de ta bouche

 

Cette algue vive des sentiers creusés où tu écris

 

Ce linge que tu déplies

 

Qui enveloppe tes maux naissants

 

Je suis l’oreille de ton murmure nu

 

A la pointe des eaux imprévisibles

 

Je reconnais ton silence

 

d’après le frémissement

 

Ça y est, je vois, je vois

 

L’improbable

 

Je ne ressens que la douleur de l’impossible

 

L’articulation inflammatoire de ton cri

 

07:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

25/02/2006

1956

Avril mille neuf cent cinquante six – Les Sables d’Olonne- J’ai deux ans, la mer, ma mère et bientôt l’amer à moi tout seul… A cet âge, aucune anticipation possible du plaisir, aucune capacité à différer la possession. En allant à la plage, comme chaque jour, j’ai donc fait un caprice, une colère, des cris pour obtenir un album de coloriage… « Immédiatement »…la raison aurait voulu que ce fût au retour que l’achat se fit. Je l’avais et m’en désintéressais donc complètement… Dans le flux et reflux des marées s’est envolé le bel album, stigmate de mon pouvoir halluciné sur ma mère. J’exorcise dans chaque bain marin cette perte océane…la perte de mon impuissante illusion de puissance… J’ai compris bien plus tard l’humilité et le fragile, le salé... D’avoir cru être Plus fort que la mère et la mer- La paire- Je me demande où est le sens et je repense à l’album de coloriage de mon enfance décoloré par la mer- J’inspire à marée haute- J’expire à marée basse- Je soupire sans la mer

07:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

15/02/2006

RENCONTRE (ORIGINELLE) ORIGINALE

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...
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Le désir,
A la craie noire
S’est archivé
Sur l’ardoise
De nos mémoires.
Les mots s’absentent
De ma phrase
De ses bévues
J’ai bâillonné
      La résurgence acide de ton sourire
Pour rejoindre
D’argile et de perles  Les épaules nues
De ton silence.
Chiffonné les mots Expirant
      De la naissance de l’aube
Miroir de faille
     Transpirante  Fragmenté
     Modelé Désolé
Avec la terre et les mains jointes tu attends le retour
Des eaux sidérales
De tes premières angoisses
Dans l’argile
De tes premiers soupirs
         Macle de ton silence insoupçonnable
Les mains cristallines
Ont sculpté
Ton cri. 
Tu sais en ta naissance
         Eviter l’origine  Le corps de la lune
Baigne les prières
La trace des serpentines asthmatiques
         Habite ton regard des insomnies orphelines.

Les rayures du soleil  Là,
        Apprivoisent ton cri dans un pli de la nuit
Tu es en ton marbre figé  Les mots se froissent
Bouillonnant de la
Parole des hommes
Et font écho de la suie.
Il y a du feu dans les pierres
Il y a du vent dans les pierres,
Il y a comme un trait incertain
Comme un souffle d’empreint
Qui justifie de vivre Qui accepte de suivre.

22:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

08/02/2006

ORIGINE I bis

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C'est là qu'il me faut être un aigle
Pour voir l'évidente évi[    ]
Puiser dans mon peu d'histoire
La brillance du cristal
Qui [       ]
Réapprendre l'autisme
Le soupir des roches
Ligne de fracture civilisée
d'une originelle richesse
Signer l'apologie de l'incomplétude
Inaugurer la comparaison
Au monolithe qui [     ]
La fin n'est que le commencement
des pierres
Inventer le [       ]
Être sans reflet
et pourtant se rassembler
Manquer
en ignorant la douleur
J’ai mis un masque pour me révéler
Porcelaine de mes désirs sauvages
Je sais l’évi[       ]
J’ai écorché la pierre lisse du fantasme
Que me vient
Cette infime amplitude passionnelle
A sculpter les mots
De ton absence
Je suis en ta matrice
Cambré dans ton éclat de rire
Pour ne pas me dissoudre
J’étais natif
En ton orgueil
Sacré en ton hiver.


 

 

 

21:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

07/02/2006

ORIGINE II

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En amont du dégel
J’ai froissé l’étoffe des souvenirs
Comme un poème de jeunesse
                Feuillet inutile
                Mille caresses aux tempes du désir
Drapé des vacuités insolubles
                                Des ondes de ma mémoire
C’est indigo entre tes cuisses
Le séisme de mon silence   Malentendu
A dispersé les roches intimes du sourire
Je me plonge
                   En mon puit noir
Vestiges vierges et insensibles
De mon ébauche
Je sais en ton regard lire
           Les gestes avares de la vie
           Soupçonner la rigueur du frisson
« Il y aurait presque la forme d’une goutte entre deux pentes »
Et les tresses du vent
C’est limpide lisse et pénétrant
                Le profil des corps attachés au serment des pierres
Ta bouche ouverte
J’écris sur les berges de crevasses
             Où murmure le plaisir
Le silence hésitant des corps
S’attarde inlassablement
A l’étendue des rives de nos doigts
Et pourtant
Ma peau humilie
Le grain fragrant et rêche
Du tissu
Entravant le sourire
Et la béance étroite
Blanche
De l’éveil


Il installe un linceul
Pour traquer le souffle antique des émois

.

21:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)