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30/08/2006

Rides sur serpentines

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21:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

métamorphisme

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J’aime cette pierre

 

Qui défie l’horizon

 

Enveloppée des caresses

 

Liquides du ressac

 

Dans mes plis se lisent

 

Les assauts, les souffrances

 

Et dans ma rondeur

 

Ma peur du réveil

 

Des abîmes

 

De mes respirations courtes

 

Courbant les gorgones

 

Simple écho maternel

 

De mon héritage marin

 

Un trait me partage

 

Et nie mon unicité

 

J’aime cette pierre

 

Où je suis né

 

18:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

24/08/2006

claire

J'ai croisé dans le ciel

noir

comme la pierre

les traces

de mon premier amour

il a dessiné

sur mon coeur

les ombres refoulées

de l'émoi

les hanches forcées

du sourire

J'ai toujours

réinventé le ciel

même

noir

et ce soir

je te revois

dans le ciel noir

de nos vingt ans

et j'y crois

22:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

04/08/2006

Tache aveugle

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19:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Auréole des mots

je n'écris

que ce qui

ne sait

se

dire

17:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

16/07/2006

La Quête du paradis terrestre: 1ère heure du neuvième jour

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Peinture de Michel Suret-Canale 1988

(trace d'humain)

21:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

15/07/2006

Insouciance

 

J’écris pour te savoir vivant

 

J’écris une herbe dans le cœur

 

J’écris une pierre dans la poche

 

J’écris un mot échappé de la bouche

 

J’écris dans la frayeur de la rencontre

 

J’écris pour ne plus avoir peur

 

J’écris comme on verse une larme

 

J’écris comme un cri dérisoire

 

J’écris une poignée de mains

 

J’écris pour faire semblant d’exister

 

J’écris pour souligner le temps

 

J’écris pour avaler le sourire des enfants

 

J’écris pour deviner les racines du soleil

 

J’écris pour me libérer de mes peurs ancestrales

 

J’écris pour me deviner dans tes yeux

 

J’écris pour te donner la parole

 

                                            

 

J’écris pour les ricochets de douleur

 

                                         Ricochets de bonheur

 

J’écris pour me sentir humain

 

            Et ne pas rester caché sous les draps mutiques

 

 

19:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Bleu

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Comment apprendre le bleu

 

     Déformation illicite des chairs

 

J’imprime le trait fragile

 

De mes émotions

 

Je ne suis en toi

 

     Que cette partie de toi-même

 

     Qui se refuse

 

     A courber l’échine

 

Long prolongement acide

 

     De la souffrance

 

Je me reconnais dans les ratures

 

     Insistantes de l’oubli

 

Je ne suis que ton cri inaudible et dérisoire

 

Une trace de toi

 

 

18:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

06/07/2006

te voir

 

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Juste pouvoir te voir

au dessus de mon écran

comme la trace folle

de ton soupir

la présence du temps

n'en demandait pas tant

et

pourtant tu sais

être là

dans le trait d'ernest

qui coagule l'éveil

 

21:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

25/06/2006

Devant-jour (hommage à Raphaël Confiant et à tous les "chabins" du monde)

 

Un rien parfois

 

Fait obstacle à l’éclosion

 

De la parole

 

Il y a des paresses inexplicables

 

Des oublis fertiles

 

Qui opacifient le front des hommes

 

Le coma des mots

 

Comme associé au coma des pierres

 

Dure encore

 

Et ne nous surprend plus

 

Dépouille de la souffrance

 

Nous savons tous

 

Qu’un jour

 

Il y a réveil

 

Une herbe dans le coeur

 

20:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

17/06/2006

Elle2

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17:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

12/06/2006

note

J’ai planté les ongles

 

Dans les écorces lisses de ma silhouette inventée

 

Par le lit tari des rivières

 

Par la lumière sourde

 

Qui écrase les reliefs

 

Ecrase la peine

 

Perspective d’une route à tracer

 

Un chemin droit

 

Aux hanches de ton coeur

 

Caressé les pierres

 

Comme on se parle à soi-même

 

Tendrement sans indulgence

 

Comme une mère passe l’écharpe à son fils

 

Une caresse de l’ombre

 

Attachée au cœur

 

Qui apprend chaque matin la naissance des rosées

 

Un reflet, empreinte de solitude

 

Tatouée au creux des gestes familiers

 

Comme un baiser volé au silence des oiseaux.

 

J’aurais voulu être plus généreux

 

Que la terre même

 

Et j’ai tout oublié

 

Je sais que je me prolonge

 

Dans le délitement des sables bleus

 

Le bouillonnement des bains jaunes

 

Cette humidité à peine audible

 

Au sourire de tes lèvres

 

L’effleurement d’un moucheron

 

Au coin de la tache aveugle

 

De nos rencontres

 

Je me soupçonne sur fond de rideau lourd

 

Comme pour inventer une palpable

 

Cristallisation

 

Je suis cette eau qui se perd dans la rondeur de la mer

 

Ce fruit indomptable

 

Que tu as refusé de toucher

 

Je suis de ces plages

 

Où s’étendre n’apporte pas le repos

 

Je suis en exil

 

Au doigté de mes rêves

 

Loin de la peau

 

Des scarifications du désir

 

Et je m’accroche à vos sourires

 

Juste se taire

 

Et espérer les pollens

 

La crête des vagues

 

L’envolée des dunes

 

L’écorce des pierres

 

L’alchimie des mots

 

 

Le silence des pierres est plus léger que celui des hommes

 

21:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

26/05/2006

Grand père

Je rêve encore de ce voyage

Que tu m’avais promis

Où rien ne bouge

Où se fige l’acidité de nos regards croisés

Où l’arborescente fougère imprime

Sérénité et fraîcheur du temps

A toute chose

A fleur de mots

Tes peaux me sont chairs

Des remontées du Mississipi

Aux escales en pays Cajun ou Caraïbe

Ce périple ne s’imagine

Qu’au sang de nos pieds meurtris

Ce voyage se mérite dans le rite

Disais-tu…

Dans cette imprégnation de l’immobile

Du sacré virgule du nécessaire point

Cette insistance qui coulait dans tes nageoires

Cette gorgée laborieuse d’humanité transpirante et volatile

Que tu ne dédaignais pas

Où nous croisions les tentations du possible

Quel rivage glisse et érode nos corps

Sensible comme la perception du territoire

La terre n’appartient qu’aux grimaces de la nuit

Les paumes de nos mains ouvertes

Tu inquiètes les hommes

Jamais nous ne nous poserons la question de

L’ailleurs

Jamais je ne ferai ce voyage

Et je l’ai pourtant si souvent fait

Avec toi

Accoudé au bastingage les yeux dissous dans la mer

Grand père

 

 

 

21:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

19/05/2006

Tracas

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Je trace
Trace lasse
                                                        Tracas du Rien Dire
Fracas des maux suintants de la robe des roches
La peau des mots          fissure          habillage sur mesure
                    Emotion qui transpire à tue-tête
Je suis cette cicatrice illisible du sommeil artificiel
                                   Chronique de l’oubli
Nos chairs sont nos chaînes qui nous délient et annoncent la parole nue
                                    Le verbe entier du sourire
Il y a parfois au fond de soi
Un long trait fragile et gracile qui se tend
Et qui pointille                graphite illicite                   et trouve sa place
Tu sais comme sur cette peinture de Francis Picabia
La Trace ne dit rien            cette longue langue blonde absente
Entre deux incertains
Ce voyage que jamais nous ne ferons


Ma plus grande blessure est de ne pas avoir mal


Je me brûle les yeux à regarder plus loin que l’eau
Vision transparente de l’écueil
Là où la pluie creuse le sillon des rides avides du silence
Rêves effacés d’hypothétiques retrouvailles
Un simple signe primitif plaintif                                                                   pli primal de nos sédiments                                                                 Stigmate indélébile de la fugacité


Comme si de notre vie il ne devait rien rester


La force du vent sur nos tempes
Mes doigts qui tremblent à la ligne de tes courbes
Un réveil aveugle de présence
Un rien de rien
Il nous faut si peu parfois pour que rien n’advienne


 

Et pourtant tu inspires la caresse au monde


21:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

14/05/2006

Métisse

Mais qui donc
saura qui nous sommes qui
viendra nous toucher juste là aux limites
de nos corps pierres et courbes
qui prendra le temps qu'il faut
pour ne pas que nous tombions

Aux limites de nos pleurs essentiels
Il y a des jetées de respirations insoumises
Comme des pierres fécondant la mer

Des ricochets d’émois
Improbable incarnation liquide
Une chute des herbes
Sans serment
Une ombre retenue par la main


 Le bonheur ne pèse rien


 Un grain de sable fait naître les marées

 


 

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16:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

13/05/2006

Patience

J’ai mis un cache-col sur ma nudité
oui avec beaucoup de courage
je nous porte dans nos mon coeur
comme on prend soin
de l'ombre du bonheur
je retiens son souffle
pour ne pas tomber

07:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

10/05/2006

Réveil

Je suis le scribe

de ma Mémoire oubliée

Et j'ai du sable

dans la bouche...

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07:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

02/05/2006

Deux soeurs

 

 

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                                        Je n’écris pas                                                      
Je décris
La prémonition aiguë des caresses
Qui bande la raison et nous redresse.
La maison des enfances impénétrable
Inculpe les lésions en souffrance.
Immaturité rasée de la vieillesse.
Ne pas s’empêcher d’y voir
Ce reflet de pure transparence
Qui agite sur ta peau éteinte
Les jarretelles étranglées du désir.
Imprécis souffle d’orgueil
Qui déracine l’émotion pourpre.
Le souvenir effacé figé
De l’apparition du feu dans la plaine.
La plaie de la fécondation du plaisir.
L’abrasion ténue et glabre
De notre fragile incandescence
à maîtriser l’inconcevable
nous rend parfois superbes et indécents…
Il y a comme un écartement des herbes dans la main
L’ombre agrandie du frémissement à nos tempes
Rien parfois ne nous sépare de l’humain

 

21:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

29/04/2006

Chasseur de Pierres

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J’ai emprunté les ornières humides et profondes

 

Au flanc de la montagne d’Aujour

 

Là où l’air se raréfie

 

Prés du lac, au Jas des Aigues

 

 

J’adore ces moments singuliers

 

Où je m’échappe à moi-même

 

Où je décide d’aller à la rencontre de la terre

 

De me fondre à la glaise, à traquer les pierres

 

Je me sens en infidélité

 

L’impression étrange de tromper le monde

 

Un moment de solitaire intimité et d’indécence

 

Impartageable

 

 

Et pourtant, je ne peux garder secret

 

Ce que la nature m’a livré…

 

 

J’ai assisté comme un adolescent inhibé et médusé

 

A la première division cellulaire des pierres

 

Je vous la livre dans sa brutalité clinique…

 

 

 

 

 

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Par la suite c’est comme pour les humains

 

Ça se multiplie, ça se multiplie

 

A l’infini ou presque…

 

Quant à l’intérieur

 

C’est un mystère

 

Je ne peux en dire plus

 

Plus tard peut-être…

 

 

 
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La prochaine fois

 

J’espère pouvoir assister à l’acte

 

Je vous ramènerai alors

 

Promis,

 

La scène primitive

 

Des pierres

 

 

18:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

21/04/2006

Trace

J’ai voulu
Pénétrer                                                                                                                                                       La trace
De la souffrance
Des corps
Le silence écarté
De la chair
Cet oubli
Inconscient
De notre
Opacité


 

J’ai effacé les ombres des pierres
J’ai essuyé les larmes de nos nuits


La terre de tes seins
Hait la langue


Mon regard minéral
Souligne la fente des corps


A chair de peau
L’air se presse à ma bouche


L’érosion de la chair
Ride nos sourires


Je n’ai lu aucun livre
Ou presque


Immense l’illusion de
Notre humanité


Sauvage le regard que je
Porte
Sur nos traces
Absente
La mélancolie
Du réel
Des chairs
Qui nous mentent


Juste un désir
De corps en mouvement
Comme une trace refoulée
De notre
Mémoire
Faillante


Même les Traces vieillissent et épuisent la souffrance

 

17:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)