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23/03/2008

Chaque matin

 

Je ne reconnais plus les berges

Sédimentées de ma colère

L’infime intime qui raidit mon échine

Et donne à un mon regard

Un dixième d’avance sur ma mémoire

Je suis devenu maladroit de la vie

Par quel courant me laisser porter

Quel estuaire aborder où

Je me reconnaîtrais

Du bout du bout des doigts

Je ca-resse l’invisible

Je largue les amarres des images et des sons

Pour retrouver un ciel vieilli par la nuit allongé méconnaissable

De ces ciels qu’ont ne devine même plus

Tellement croire nous permet de rêver

Je ne rêve plus

J’ai été touché par la grâce

Et c’est pour moi devenu une illusion

On m’a coupé quelques racines

Celles qui m’auraient fait mourir

Mais qui étaient les miennes…

Il me faut réapprendre la vie

Comme un enfant révolté et fou

Qui n’en fait qu’à sa tête

Réapprendre qu’avoir peur

Est une nécessité

Que le matin

C’est chaque jour

 

07:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

20/03/2008

JEAN FERRAT à mon grand père

-J’ai découpé la route

 

Maintes fois entre Annonay et Antraigues

Pour halluciner ta présence illusoire

Mais forte de terre et de châtaignes

Ta voix  cet horizon impétueux et tendre

Qui me tend du frisson des bourrasques

J’ai croisé quelques fois ton regard

Sur la place du village pendant

Une partie de pétanque avec Albert et bien d’autres

Il y a des années que je veux te dire

Et je veux te le dire tant que nous sommes là

Te dire combien tu m’as accompagné

Dans mes rencontres avec la terre

Comme des mains tendues qui n’attendent rien

Des regards qui cisaillent le ciel

Et s’attardent sans raison sur les herbes rouges

Combien tu es toujours présent

Quand la matinée se lève et que

Je ne peux regarder le cadran de la montre

Sans que l’émotion suspende le temps

Et l’espace d’une seconde, je suis avec toi

Vraiment…presque palpable comme un muret de pierre

Tout juste refait

Un verre au comptoir qu’on partage

Dans un silence sacré

Un regard qui en dit aussi long

Qu’un balbutiement maladroit et inutile

Un mot quand même que tu ne liras sans doute pas

Un mot que je t’aurais dit malgré tout

Avant que le vent balaye les émotions encore présentes

-« Je t’aime »

 

12:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

je suis

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Je suis un craquement

Dans le bois du plancher

Une pierre qui dévale la marne noire

Après l’érosion des pluies

Je suis ce nuage anachronique

Dans un ciel si bleu

Cette punaise à peine sensible enfoncée

Au talon de ta chaussure

Je suis ce cri inaudible des coquillages

Que seul le vent s’accapare

Je suis cette main qui te frôle

Mais que tu ne prends pas

Je suis un grain de sable

Sur le miroir de faille de ta paupière

Une larme lourde

Au réveil des matins solitaires

Je suis un loup arrogant

Qui passe son chemin

Dès que tu le regardes

C’est décidé...

Je pars en voyage loin, très loin

Au-delà des rêves

Je pars tout au fond de moi

Là où je construis mes paysages

Là où personne ne va

Pas même moi

 

09:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

17/03/2008

une pierre

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J’ai mis dans chaque pierre

Une larme arrachée à la mer

Un sourire d’enfant turbulent

Un geste, une main ouverte

Dans chaque pierre

J’ai mis quelque chose d’humain

Quelque chose que l’érosion

N’atteindra pas

Quelque chose que vous sentirez

Quand vous toucherez la pierre

Qu’il ne fallait pas négliger

 

18:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

12/03/2008

La nuit

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J’ai oublié les mots griffonés

Que j’avais posé à la marge de ton cœur

Des mots anciens striant le ciel de lèvres bleues

Des mots qui ressemblent à mon rire d'enfant

Quand le soir n’est pas si noir

(tu sais ce noir brillant d'écume)

Et qu’une lueur d’amitié

Brode la nuit de satin et de cuir

Des mots dont la lueur

Ne dissimule pas les larmes opaques

souffrantes

De mes insomnies vivantes

Discrètement présent

A ta mémoire velours

Je suis ton ami

depuis toutes ces nuits

où l’âme du jour

nous réunit

sans même y penser

 

21:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

05/03/2008

Seul Oeil

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Le soleil déchire l’ombre

De notre printemps

Et pourtant les pierres en cascades

Ravinent le seul être qui manque

La tenture de la chambre

Ne se déplace plus

Elle strie l’espace en lame affûtée

De mémoire vive

Comme un coquillage sur la plage

Mes pensées s’isolent sans remous

Juste la place pour se retrouver

Dans une sérénité inhabituelle

Un moment découpé au scalpel

Sans silence sans bruit

Un moment d’intense émotion

Une heure perdue qui perdure

Et je me regarde dans les larmes du soleil

Retrouver mon âme

Me parait si improbable

Que j’y crois encore         

 

16:40 Publié dans Blog | Tags : soleil, être, déchire, croire | Lien permanent | Commentaires (3)

01/03/2008

A Philippe G

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Ton rire se brise

À l’écume de mes rêves

Il est des moments

Où à fleur de cœur

Nous effeuillons l’herbe bleue de nos yeux

Un peu Beaucoup Passionnément

A la folie

Jusqu’à l’indécence de nos mots

Se rencontrer à la marge de tes yeux

Jouir du regard apaisé des myosotis

Et presque peau à peau

Se révéler sous les pins

L’émotion des retrouvailles

S’inscrit dans la terre

Où nous y déposons empreinte

Et en rire de plaisir

S’approprier la terre

Comme notre immense terrain de jeu

Sans frontière, occuper

L’espace de nos peurs, de nos pleurs

De nos retrouvailles, de nos émois

Avoir la force de nos faiblesses

En ne trichant pas

En se regardant cœur à cœur

Comme de grands enfants

Je te retrouve après 35 ans

Comme on reconnaît un premier amour

Une première amitié

Forte et fertile où nous rêvions

Si violemment

D’effleurer le plaisir d’un temps arrêté

Le plaisir de t’entendre à nouveau

Celui d’être ensemble

 

 

 

14:07 Publié dans Blog | Tags : amitié bourges tours | Lien permanent | Commentaires (0)

23/02/2008

Colère

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(Photo JLG)

Comme dans un tremblement

J’ai regardé la vie avec émoi

Presque plus de mots à tricoter

A la peau vieillie de mes doigts

Une insistance que je réfute

Comme un vieillard ou un enfant

Dépossédé de son rire

Un certain malaise d’être vivant

Partagé par mille oiseaux de passage

Et me retrouver dans ta colère

Précise et juste, nu et vrai

Comme un discours que je n’aurais pas su articuler

Un balbutiement du regard

Qui en dit plus que tous les mots

Un soleil humide qui serait le mien

La caresse aimante non maternelle

De tes yeux qui anime mon rêve

 

 

17:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

15/02/2008

sable flou sable fou

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J’ai mis mes pas dans des pas d’oiseaux

En espérant sans doute pouvoir voler

Ignorant même la proximité du soleil

Et la brûlure de l’arrogance

Les berges du bonheur sont indomptables

Et je crois parfois les atteindre

Dans un silence offert comme une parabole

Un oubli de présence censuré d’égoïsme

Un retour à la terre mêlé à la césure du rêve

Partager mes nuits sans sommeil

Pour donner un réveil de sable fou

A ceux que j’aime

 

18:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

10/02/2008

Matin clair

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Il y a des matins qui durent une journée

Des matins auréolées de mots de lune

Des matins dispersés de tendresse

Où dans mon oreille tes mots

Font vibrer la marge de mon cœur

Où mes mains se laissent aller à la caresse

A la caresse des papillons

Sur les lèvres intimes des rives de mon corps

Tu te déposes et cristallises ma peau

Qui n’en rougit pas

Il y a des matins charnels

Où je me confonds avec la terre

 

09:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

02/02/2008

Voeux des îles

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12:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Dits d'île

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Depuis que j’ai vu

La photographie de Catherine Théodose

Faite par Jean-Luc De Laguarigue

Je ne cesse de me demander

Qui est le peintre

                          Qui est le photographe

Cette photo tableau, cette peinture

Où seul un rideau rose

Dévoile Catherine au milieu de ces femmes

Comme un drap tendu où l’on se cacherait d’un monde

Où le silence plongerait dans la glaise

Pour qu’un instant l’amour se taise

Un rideau couvrant, découvrant une vraie nature

Comme la couleur de l’émotion, du frisson

Qu’on se garderait de divulguer avec pudeur

C’est une photo de femme

Dans ce qu’il y a de féminité contenue

Je connais Cybèle et Léonise

Pour les croiser chaque jour

Dans ma maison

Là, Catherine est dans la maison des femmes

Qui lui ressemblent ou qui ne sont que ses ombres

Ombre de lumière colorée

Argiles vivantes qui vibrent dans nos mains

Par cette passion métissée

Cette humilité et cette générosité débordante

Jean-luc a su (dé)voiler le peintre dans sa peinture

Et nous la révéler puissante et vraie

Il nous montre ainsi la fragilité, la force

Réunies dans une composition

Où le regard attentif de Catherine

Nous dit aussi sa volonté

Sa présence dans un ciel noir réinventé

A s’affirmer dans ce pays

Cette « île d’elle » qu’elle a choisie

Il y a déjà si longtemps

Cette photo me donne le même frissonnement

Que j’ai eu lors de ma rencontre

Avec Catherine à Ravine Vilaine

Juste envahi par l’émotion de  la villa métisse

Par la maîtresse des lieux

Juste figé immobile attentif

Laissant le silence déplier mes yeux

Et nouer ma gorge.

Laisser juste la magie opérer

 

12:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

29/01/2008

La passante

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(Photo JLG)

 

Bonheur volatile

Du regard passant

Echeveau de mes rêves

Qui noie ce petit bonheur

Passons passante

Un vol étourdi

Vers un nulle part

Où tu t’affaires

Le sens de ta vie

Est dans ton cabas

Simple et attendrissant

Comme le sourire

Déjà déplié et offert

D’une passante

 

07:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

28/01/2008

Parole

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(Photo JLG, Bandol)

 

Acouphène d’un autre rivage

Tu partages du Nord au Sud

Des frissonnements inavouables

La tendresse aphasique

Hurle de tous ses vents

Pour accrocher tes mots

A quelque oreille attentive

Un cœur à pourfendre

Un bonheur à esquisser

Un imaginaire à combler

Un amour ...

...à découvrir

 

09:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

25/01/2008

Raz de marée

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J’ai un papillon bleu

Coincé dans la gorge

Que seule la mer

Peut délivrer de ses maux

J’ai un raz de marée

Dans la tête

Que moi seul peut inventer

 

07:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

24/01/2008

S'enlever

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Je n’ai plus de secrets

Dans mon cœur

Que des envolées d’oiseaux

Riches de désirs volatiles et humides

De la glaise accrochée à mes doigts

Qui me noie dans la terre

Et m’attache à ce pays d’eau

Aux odeurs d’arum et de rhum

La lumière est trompeuse

Et strie mon iris de mille regards

J’y vois comme à travers ton œil

Habitant de ton âme

Ça croasse et mes paroles

Deviennent musicales

Presque chantantes

Du chant des anciens indiens

Et pourtant je te parle

De ce que nous ferons demain

Un océan entre les lèvres

Un sourire complice et familier

Au bord des rives de ton corps

Et les tambours qui ne se taisent pas

Une pirogue sous nos pieds

Nous partirons sous les nuages

comme les enfants

 

 

21:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

12/01/2008

Voeux de Bernard PAHIN

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Comme chaque année

ce couturier de la forme

ce sacré Bernard PAHIN

m'envoie ses Voeux

sur fond de découpage

juxtaposition de formes

couturage et amitié

Du primitif à la haute couture

B Pahin sait réinventer

le signe, il sait aussi en parler

avec ferveur et humanité

Merci à toi qui ne me liras pas

11:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

01/01/2008

Douce Année 2008

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10:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

31/12/2007

Métamorphose

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La mer entière est sur tes lèvres
Et le soleil nous couvre de ses écumes
Il devient urgent de convoquer
La métamorphose des consciences
Qui sommes nous donc pour ainsi décider
De ce qui nous dépasse et fleurit
Même l’hiver le cœur des amants

15:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

30/12/2007

Critique de la poésie

Un extrait d'un poème d'Eluard (encore)de 1944 dans "Le LIT La TABLE

CRITIQUE DE LA POESIE

 

"...Maison d'une seule parole

Et des lèvres unies pour vivre

Un tout petit enfant sans larmes

Dans ses prunelles d'eau perdue

La lumière de l'avenir

Goutte à goutte elle comble l'homme

Jusqu'aux paupières transparentes

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12:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)