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14/06/2009

Lueur

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(Photo jlg)

Il reste comme une odeur de cannelle

Sous mes paupières aveuglées de bonheur

Un reste d’acidulé, une carambole à peine mûre

Qui se méprend de l’humidité à couper au couteau

Il y a comme un sourire de terre

Qui se répand dans la brise amère de mon littoral

Une saveur minérale qui envahit le bras des hommes

Un courage qui les rend beaux et me réconcilie avec leurs cris

C’est comme une avalanche sous ses pieds

Une terreur exquise qui réchauffe  les traits tirés de tristesse

Et chasse l’injustice un instant seulement

Un instant unique

Qui suffit à mon bonheur

Trouver la paix

Nous qui ne sommes que de vulgaires locataires

De cette terre que nous croyons posséder

Et où nous agissons sans respect

Autant envers elle qu’envers nos frères

(« semblables » serait une hérésie évidente)

En propriétaires bien éphémères…

J’ai le goût sucré des framboises

Du jardin…les cerises cette année n’ont pas donné

Un peu comme moi…

Difficile de donner cette année

Et pourtant tant envie d’éclairer des regards

Tant envie de l’esquisse d’un sourire

Qui accélère le cœur et détend les lèvres

Tant envie de vivre

Noyé dans le regard d’un enfant

Qui me donne sa confiance

 

22:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

31/05/2009

En-vie de vivre

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Je te retrouve grand père

Au bout de la jetée

A chaque incertitude

De mes pas dans le sable

A chaque extrasystole

D’un monde qui se désapprend et se renie

(Je  t’ai souvent cherché dans

La cabane de cantonniers

De la tour Eiffel où tu as passé

des nuits et des nuits……et qui n’existe plus

je suis même allé au pied de la statue de Joséphine

aux Antilles

où tu cuvais tes nuits blanches et noires de solitude)

A chaque mouvement irrégulier du vent

Dans chaque rafale de tes mots vibrants d’humanité

A chaque frémissement du silence caressant

Je te retrouve

Quand je me perds

Quand je ne me reconnais plus

Quand je ne retrouve de ma force passée

Que la gracile identité de l’homme qui glisse

Entre mes paupières exorbités

Vertige illicite de se savoir vivant

Palpitant de nacre salée

Je me retrouve en toi, je me cherche en toi

Qui n’es plus qu’une âme de coquillage

Je me retrouve au bout de la jetée

A tes côtés, t’apprenant à pêcher

L’orphie ou le tazard

En attente de clouer le soleil naissant

à nos yeux complices , familiers

en attente du temps qui reste

du temps volé innocemment

à tes mains de pétrisseur de pâte à pain

tu ne serais plus l’ouvrier à 36 centimes la baguette

qu’il te fallait travailler pendant seize heures

pour nourrir ta famille…

tu n’irais pas jusqu’à 65 ans attendre une retraite

qui t’a précipité immanquablement vers  la mort l’année suivante

nous irions nous enfiler deux ou trois « fillettes »

de mauvais vin d’Anjou  près de Saumur

en regardant la Loire creuser ses niches souterraines

de mystères et de tuf

et tu m’apprendrais encore

à avoir envie de vivre…

envie de te survivre…

grand-père

 

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15/05/2009

le temps qui reste

22:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Frisson

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(photo JLG)

J’ai comme un frisson

De terre qui me traverse l’échine

Une brume caressante qui noie mes yeux

des cheveux de mer

j’ai des pierres plein la bouche

à éclater mon sourire

j’ai cette fissure où s’engouffre

Le regard inventé par l’aurore

j’ai les mains ouvertes à l’attente

de ces nuits apaisantes de désirs

un tremblement de pluie

à fleur d’oreille

qui réveille la tendresse

enfouie des cœurs asséchés

cette fragilité qui m’enveloppe

de la force des tempêtes

bonheur volatile d’un instant arrêté

aux berges de mon cœur

fusion incessante de l’odeur

des bouts d’étoiles

arrachées à la renaissance

de gestes oubliés

te prendre par la main

et t’emmener loin du tumulte

quotidien de l’oubli

réapprendre la tendresse

18:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

08/05/2009

L'instant

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(Photo Jean-luc De Laguarigue)

 

J’ai un violon dans le cœur

Vibrant en écume de mer

Psalmodiant la bise qui mêle nos sangs

Sur un air de bossa nova, bossa, bossa…

Ou de zouk kolé Séré séré

Un silex tranchant insolite et bleu

Une peau qui se tend comme une lame

Aux sourires sucrés des femmes

Naufragé aux fers de mes frères

Je suis de ces terres

Qui butent sur la vague

Et jamais ne s’en remettent

De ces terres de liberté

Et d’emprisonnement

Parce que la mort est en vie

Un passage de lumière

Et de silence où serein je respire

Des dunes effritées de soleil

Des blessures de l’avant

De l’évitement du meilleur

Je n’ai que des souvenirs de justice

Des proies de solitude

Des violences insatiables

Des tendresses à partager

des regards à donner

Des larmes où se perdre

Je suis une plage déserte

Où des amants se sont enlacés

La trace sensuelle sur ma peau

Brûlante de désirs qui ne m’appartiennent pas

Qui pourtant sont de mes rêves, de mes rêves, de mes rêves

Le voile d’une réalité qui m’échappe

Une île engloutie

Quelques mots à ne pas dire

Juste à l’oreille un murmure à défendre

Un balancement de hanches

Une émotion sans raison

Etre là un instant

Seule-ment

Seul...

 

18:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

24/04/2009

S'avoir

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Le vent déplie le temps

Et disperse ma logorrhée

Sans le savoir

Turgescence de mon immobilisme

Je m’épuise à écouter

L’inaudible du savoir     Savoir     S’avoir

Savoir l’inacceptable

Comme un cristal sous la glaise

Je devine l’arrogance

De ma plainte

Impalpable et dilatée

Un réveil charnel déplacé

Ectasie inviolable

D’une intimité

Qui s’expose

à ma connaissance

comme si je ne savais pas

mais qui ne sait

l’ultime caresse

sur une peau mal fardée

qui renie l’évidence

danse érotique ébauchée

presque plaisir de savoir

à voir

Ne pas vouloir savoir

Et pourtant s’avoir

S’avouer

L’inavouable

De la certitude

L ‘oppression du Réel

Ebrécher larmes fatales

Choisir un talus d’herbe fraîche

Pour en sourire

Encore et encore

Ne pas cesser l’écrit

S’accorder au futur

Des lunes rondes

Comme des ventres de femmes comblées

Et belles qui vous convoquent

Au voyage

 

08:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

16/04/2009

Ecarte l'écorce

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Sous l’écorce du temps          (répands le vent)

Ciseler les contours

De la souffrance

Pour redonner

à l’âme terrestre                  fragilité du séisme insolent

le sourire inoubliable de la bonté

de mes mains gravant le bois

Infiltrer l’épaisseur

Du sourire réappris

Pour me redonner

L’espoir de l’écharde

Entre les doigts

Caresse charnelle

Vivifiante et rebelle

Ne pas hésiter

A écarteler le cœur

Des fibres palpitantes

Du bois qui me nourrit

Transgresser l’impossible

Douleur du craquement massif

Du tronc qui s’ouvre   s’offre

A votre parole

Ouverture incertaine qui me parle

Qui te parle             copeaux du sens vivace des cris

Dans cette sensation infirme

De la langue engourdie   errer terrer ma mémoire

Langue autiste te révélant à toi même

Beauté du geste

Qui va de l’un à l’un

Toujours

Retenir la leçon

Du plus faible

 

 

 

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11/04/2009

Que la Nuit

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Tant de temps hors du temps

Les étoiles éclaboussent la mer

Le silence ne nous dit plus rien

Il écrase les mots inaudibles de la nuit

En perles de pluie inondant nos rêves

Le noir reste noir noir noir

 

Pureté insolente de nos fugaces révoltes

Le temps est d’un autre âge

Où notre inconscience

Ancrée dans une terre volatile

Convoque notre égoïsme

Autre temps autre monde

Aussi indécent

Que je refuse

Marre qu’on me dicte innocemment

Les courbes de ma vie

Les déliés de mes désirs

 

La nuit est Infidèle  et pourtant

 

Que la nuit qui ne nous trahit pas

Que la nuit pour nous révéler

L’insondable solitude de nos songes

Que la nuit pour nous tendre son sourire fécond

Que la nuit pour être aussi Noire et lumineuse

Que la nuit

14:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

15/03/2009

J'écris pour ne pas mourir

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J’ai accroché mes larmes

Aux branches des cerisiers de ton jardin

Pour que la peine ne soit ni visible ni inutile

J’ai regardé le monde avec effronterie

Sans méchanceté ni douleur

Sans cendres ni braises

Avec la candeur oubliée des enfants

ça frappe dans mon cœur

comme au mur blanc des corridors

qui se colorent pour m’inviter à rêver

je me raconte les histoires de mon enfance

celles qui me faisaient peur

et me donnaient le courage d’aller plus loin

le silence de la nuit est mon allié

Il porte les mots qui te rassureront

Car ma voix porte ton sourire

Ton insouciance et ton regard

J’ai regardé la mort dans les yeux

Elle a baissé les paupières

Et rougi de honte… « Bashung est mort »

J’ai peur moi aussi de ce sourire amer

Que mon orgueil repousse loin de mes chemins d’aventures

Ce soir

J’ai peur et j’écris

J’écris j’écris j’écris

Pour  ne pas mourir

Mourir

mourir

 

17:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

12/03/2009

clouer le soleil

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(Photo jlg)

 

J’ai épinglé le soleil à un nuage

Irrigué de sang cette terre volée

Que tu cultives pour ne pas vivre

Je chasserai tes démons venus du levant et d’ailleurs

 

pour te redonner

Ton sang

 

Je clouerai les nuages de ta sueur

Au dessus de ta terre

Pour nourrir ta chair

 

Emboliser les usurpateurs

Qui n’ont ni larmes

Ni mains pour te regarder

Juste la sécheresse des colonisateurs

Qui déplient leurs féroces membres

A s’en croire détenteurs

 

Révolte-toi frère de sang

Et sauve l’Afrique

Qui n’appartient

Qu’à tes pieds

Foulant le sable et la terre gracile

 

Accroche tes rêves

A cette terre qui t’a fait naître

N’autorise personne

A dire

Qu’elle n’est pas collée à ta peau

Qu’elle n’est pas de ton sang

Elle te ressemble

 

 

18:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

27/02/2009

ECRIT(S)

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tentative tentation de l'écrit (JLG)

 

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16:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

22/02/2009

La Question

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(?)

J’ai relu Daniel Biga, oiseaux mohicans

                                       (Deuxième édition de 1977)

je ne m’en lasse pas (c’est rare)

C’est grâce à RM, ilm’aappritàlireetàécrire

Quel plus beau cadeau…

Peut-être une femme qui vous donne l’amour de tous ses amants passés

Re lu aussi Mathieu Bénézet

Le roman de la langue            rêve d’écume de mes nuits sans nuits

Et regardé Pretty Woman                    Richard Gere ressemble à un pote

J’ai acheté un quartz fumé avec de la fluorine rose du Mont Blanc

Une émeraude brute de Chine…j’ai un peu honte (ça passera)

Impression de voyage irrationnelle et obsessionnelle

Je ne suis pas allé au restaurant pour la saint Valentin

Je n’ai pas acheté de fleurs…je suis plutôt fier

Je n’ai pas mangé de pizza sous les draps non plus

J’ai coupé mon téléphone et je ne réponds pas si on toque

J’ai regardé ma chienne Tara dans les yeux

Pendant de longues minutes…ce fut tendre et imbécile

Je sais que je n’aurai jamais la maison de mes rêves

(Une butte de terre vierge où reposer nu)  dormeur du talus

même pas héros, éros…on s’en branle, après !

Avant, il y a ce déchirement des ombres

Un rai de lumière insolite qui vous touche

A travers des épaisseurs d’air stratifié, presque opaque

Des épaisseurs de silence à vous percer les tympans

Avant, il y a la question

Que peut-on réussir mieux que sa vie ?

Aujourd’hui c’est dimanche

Ça pourrait être lundi

 

09:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

13/02/2009

Mon île

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Effeuiller quelques lettres

Et sourire des mots

Ebauchés du feu de mes yeux

Simplicité du levant

Où ma main se lie à la tienne

Pour dessiner les contours

Volatiles des pigments de l’amour

Noce incertaine des berges

Vierges de nos silences

Je te répète mon île

Jusqu’à t’écrire ma folie

D’homme

 

19:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

08/02/2009

L'Autre

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(Affiche Ernest Pignon Ernest)

Immobile, presque contemplatif

Séduit par le balancement imperceptible du ressac

Dans la solitude d’un océan de bouches ouvertes

J’écoute la vibration terrible d’une histoire

Qui n’est pas la mienne

Qui est aussi le mienne

Petit d’homme toujours sur la brèche du tumulte

J’ai besoin de vos yeux pour me reconnaître

-Pour me voir-

Besoin de vos larmes et de vos joies

De vos chagrins et de vos révoltes

Pour mettre mes pas dans des traces à inventer

Quelle lisière me tient debout

Inaugurer l’invisible regard

Qui sans un mot me dira le chemin

Qui mène jusqu’à moi

Qui mène jusqu’à toi

Les gerçures du sol me sont familières

Autant que le vent dans les branchages de mes pensées

Artefact insaisissable de l’orgueil

En chaque chose il y a de moi

Il y a de toi

Ce passage mal entendu d’une rencontre

Ce merveilleux voyage

Où tu

existes

 

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(Photo jlg )

 

 

10:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

04/02/2009

ça hurle

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Enfouir mes mots sous la peau des écorces

Eviter la

Contusion des silences dévorants

Qui nourrissent la caresse…

 

Infiltrer les méandres du désir

Comme on saute dans les flaques d’eau

A pieds joints avec plaisir

Dans un retrait infantile

Soupçonné d’effraction

D’une mémoire créatrice

 

Pulsion tarie à se révéler au monde

Se conformer à ce qui nous échappe

Cette lueur d’enfant oublié

Qui défigure notre propre préhension

D’un avenir truqué, tronqué

De nos rêves indécents et libres

Aveuglé du regard matriciel

Nous ne voyons plus qu’une réalité

Sur mesure, cousue mains

Dans le dos de nos propres aveux

De différence

 

Dire ce qu’on est

C’est dire ce que l’on n’a pas pu être

Fantasme d’un discours de papier

Ecrit du refoulement illisible

D’une perception mal affûtée

 

Ça hurle entre les pierres

 

18:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

01/02/2009

à toi Philippe

Sur mon répondeur, un message de toi, Philippe
qui me rappelle Maxime Le Forestier et tous ses concerts à dix balles
que nous allions voir
ça ma rappelle la fac, le ciné club, le travail et les sorties avec Vincent
Les salles microscopiques où Jacques Bertin se produisait
et ce concert de Georges Brassens
sa dernière tournée
où il s'est donné jusqu'aux larmes
pendant près de trois heures
dans cette salle de cinéma
à Tours en 1973
Il m'en reste quelques mauvaises photos
qui sont les notres
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brassens9- 1 - copie.jpgbrassens7 - 1 - copie.jpgbrassens10- 1 - copie.jpgbrassens5 - 1 - copie.jpgbrassens4 - 1 - copie.jpgbrassens1- 1 - copie.jpgbrassens12- 1 - copie.jpg

13:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Contre le temps

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(Photo JLG)

A peine le temps du trait passé

J’arrache aux larmes de la terre

Qui laissent le temps sans racine

Ces ombres de vie qui transforment

La colère en révolte définitive

S’accorder l’espace de l’interminable

Pour mesurer le fugitif le périssable

 

Regarder ses mains

Chargées des entrailles

Du temps

 

Avec les yeux de la pierre enflammée

Coulée larvée d’une bonté oubliée

Ecartèlement sismique de la chair

Odeur détournée de lavande

Se retrouver sur un chemin inconnu

Qui ne va nulle part

 

Qui donne aux mots

La consistance de la craie après la pluie

Trace invisible ineffaçable

tracé du mot inutile

Dont la terre fait des poèmes

possession naturelle qui apaise

notre parole manquante et faillible

sans peine sans impertinence

elle nous révèle cet inaudible

perte qui nous constitue

elle nous modèle aussi

dans ses sables inconvenants et fécondants

de l’absence communiante

elle nous pétrit

des bégaiements communicants

qui nous apprennent à désirer

délier les nœuds de la langue

dépoussiérer notre regard vieilli par le temps

ouvrir  enfin les failles sensibles

de notre humanité, les reconnaître

assumer notre perte à lâcher l’âme de son cœur

et ne panser que les maux qui ne nous appartiennent pas

au cœur de pierre fendu, vieillir avec peine

un écheveau  fragile nous réunit tous

c’est notre force

c’est notre vie

 

pour quelques mots

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26/01/2009

à ma fille

Juste pour toi ma fille

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20:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

24/01/2009

Savoir

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(photo JLG)

Incision de la langue

Je répète inlassablement

La même peur océane

Ancrée des limons de la chair

aux fondations sablonneuses

de mes émotions oubliées

renaissance du vivant

dans mes angoisses les plus archaïques

je m’accroche à la parole

salvatrice et déliée

soigner la peau glabre

de Michaela chaque jour

une pommade sur une peau lisse

sans cicatrice ni douleur

seule parole de notre rencontre

seul geste communicant

comme arracher de l’herbe à sa terre

d’un geste désinvolte et révolté

ouverture matérialisée

d’un silence insuffisant

qui lui en dit plus long

que tous mes discours

quel geste remplace la parole

innocente l’impossible relation

mon incompréhension est totale

et pourtant elle revit

dans cette répétition

qui pourtant ne me lasse pas

ma présence courant sous marin

sans intention insistant

lui révèle mon attention

elle m’apprend d’où je viens

elle ne le sait pas

mais je sais qu’elle me sait

où je ne me connais plus

 
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16:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

18/01/2009

Maudire

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(Photo JLG)

Signer de mon sang

La vérité qui parle

Se tait et renaît

Des sables enfouis

De ma mémoire

Voyage mimétique

De la langue

Qui décharne les corps

Les ride et parfois les oublie

Paraboles innocentes

De gestes à peine esquissés

Une main sur la nuque

Un baiser d’au revoir qui s’éternise

Et ressemble à un couplet

de chanson populaire

Aux paroles insensées

Sédiment d’une histoire

Qui ne s’écrit pas

Qui se crie

Illumine les pupilles

Fait verser quelques larmes

à assoiffer le rire

C’est ainsi que je me reconnais

Sans le dire

Dans les autres mots

D’un inconnu de passage

Que je ne connais pas

Et qui pourtant

m’est familier

20:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)