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08/02/2006

ORIGINE I bis

medium_le_cri.jpg

C'est là qu'il me faut être un aigle
Pour voir l'évidente évi[    ]
Puiser dans mon peu d'histoire
La brillance du cristal
Qui [       ]
Réapprendre l'autisme
Le soupir des roches
Ligne de fracture civilisée
d'une originelle richesse
Signer l'apologie de l'incomplétude
Inaugurer la comparaison
Au monolithe qui [     ]
La fin n'est que le commencement
des pierres
Inventer le [       ]
Être sans reflet
et pourtant se rassembler
Manquer
en ignorant la douleur
J’ai mis un masque pour me révéler
Porcelaine de mes désirs sauvages
Je sais l’évi[       ]
J’ai écorché la pierre lisse du fantasme
Que me vient
Cette infime amplitude passionnelle
A sculpter les mots
De ton absence
Je suis en ta matrice
Cambré dans ton éclat de rire
Pour ne pas me dissoudre
J’étais natif
En ton orgueil
Sacré en ton hiver.


 

 

 

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07/02/2006

ORIGINE II

medium_traces.jpg

En amont du dégel
J’ai froissé l’étoffe des souvenirs
Comme un poème de jeunesse
                Feuillet inutile
                Mille caresses aux tempes du désir
Drapé des vacuités insolubles
                                Des ondes de ma mémoire
C’est indigo entre tes cuisses
Le séisme de mon silence   Malentendu
A dispersé les roches intimes du sourire
Je me plonge
                   En mon puit noir
Vestiges vierges et insensibles
De mon ébauche
Je sais en ton regard lire
           Les gestes avares de la vie
           Soupçonner la rigueur du frisson
« Il y aurait presque la forme d’une goutte entre deux pentes »
Et les tresses du vent
C’est limpide lisse et pénétrant
                Le profil des corps attachés au serment des pierres
Ta bouche ouverte
J’écris sur les berges de crevasses
             Où murmure le plaisir
Le silence hésitant des corps
S’attarde inlassablement
A l’étendue des rives de nos doigts
Et pourtant
Ma peau humilie
Le grain fragrant et rêche
Du tissu
Entravant le sourire
Et la béance étroite
Blanche
De l’éveil


Il installe un linceul
Pour traquer le souffle antique des émois

.

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Déni minéral

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21:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

ORIGINE I

medium_empreintes_de.jpg

La question n’est pas qui suis-je ?   

En amont du frisson   Lentes coulées fébriles de la langue du ciel

J’ai soupçonné                                                                         

La montée de l’émoi

Dans la persévération

Des gelées prévisibles et transparentes des matins d’insomnie

Tes rires violents                         ces pas suspendus ourlés dans les replis des soupirs du vent

Ont apaisé

Le subtil saisissement

Des transformations

Radicales         (j’allais dire définitives)

Du silence       ignorant la parole      Silence nu                  

Cet instant rare où s’éveille le reflet

Pour t’apporter brûlure en échange partage

Compréhension

Des vertus éphémères de la pensée ramassée

Le silence prend rives aux tempes des femmes

J’étais en ce silence minéral      même pas peur

Un enfant oublié                        même pas abandonné

Dans les rides du regard

D’une mère

Un éclat

De roche

Qui pétrit

Le lit des rivières

Gonfle les enjambements cristallins

Des reflets du coeur

J’ai assisté

Sans impatience avouée

Au réveil intime

Des calcaires plissés de ma mémoire

Promettant le repos

A

Tous les guerriers de l’absolu

J’étais serein

Malgré le couvre-feu végétal

Qui dissipait toutes les

Fougères

Dispersées des bords de mon désir

Echeveau d’une histoire à tisser

D’un fil

Ma mémoire orpheline

Des souvenirs de mon épopée sauvage

Flancs d’îles incertaines de mon échine rebelle

Traces de filiation sans mot dites

J’étais humain

Je suis le scribe

De ma mémoire oubliée

Qui résiste

A toute implication

A toute incantation

De mes peurs originelles

Primitives

Je suis le silence où tu écoutes parler

L’insondable d’où tu viens

Le réveil des feuilles

En ton berceau

La montée de sève

En ton cerveau

18:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)