13/05/2006
Patience
J’ai mis un cache-col sur ma nudité
oui avec beaucoup de courage
je nous porte dans nos mon coeur
comme on prend soin
de l'ombre du bonheur
je retiens son souffle
pour ne pas tomber
07:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)
10/05/2006
Réveil
Je suis le scribe
de ma Mémoire oubliée
Et j'ai du sable
dans la bouche...

07:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)
02/05/2006
Deux soeurs

Là
Je n’écris pas
Je décris
La prémonition aiguë des caresses
Qui bande la raison et nous redresse.
La maison des enfances impénétrable
Inculpe les lésions en souffrance.
Immaturité rasée de la vieillesse.
Ne pas s’empêcher d’y voir
Ce reflet de pure transparence
Qui agite sur ta peau éteinte
Les jarretelles étranglées du désir.
Imprécis souffle d’orgueil
Qui déracine l’émotion pourpre.
Le souvenir effacé figé
De l’apparition du feu dans la plaine.
La plaie de la fécondation du plaisir.
L’abrasion ténue et glabre
De notre fragile incandescence
à maîtriser l’inconcevable
nous rend parfois superbes et indécents…
Il y a comme un écartement des herbes dans la main
L’ombre agrandie du frémissement à nos tempes
Rien parfois ne nous sépare de l’humain
21:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)
29/04/2006
Chasseur de Pierres

J’ai emprunté les ornières humides et profondes
Au flanc de la montagne d’Aujour
Là où l’air se raréfie
Prés du lac, au Jas des Aigues
J’adore ces moments singuliers
Où je m’échappe à moi-même
Où je décide d’aller à la rencontre de la terre
De me fondre à la glaise, à traquer les pierres
Je me sens en infidélité
L’impression étrange de tromper le monde
Un moment de solitaire intimité et d’indécence
Impartageable
Et pourtant, je ne peux garder secret
Ce que la nature m’a livré…
J’ai assisté comme un adolescent inhibé et médusé
A la première division cellulaire des pierres
Je vous la livre dans sa brutalité clinique…

Par la suite c’est comme pour les humains
Ça se multiplie, ça se multiplie
A l’infini ou presque…
Quant à l’intérieur
C’est un mystère
Je ne peux en dire plus
Plus tard peut-être…

La prochaine fois
J’espère pouvoir assister à l’acte
Je vous ramènerai alors
Promis,
La scène primitive
Des pierres
18:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)
21/04/2006
Trace
J’ai voulu
Pénétrer La trace
De la souffrance
Des corps
Le silence écarté
De la chair
Cet oubli
Inconscient
De notre
Opacité
J’ai effacé les ombres des pierres
J’ai essuyé les larmes de nos nuits
La terre de tes seins
Hait la langue
Mon regard minéral
Souligne la fente des corps
A chair de peau
L’air se presse à ma bouche
L’érosion de la chair
Ride nos sourires
Je n’ai lu aucun livre
Ou presque
Immense l’illusion de
Notre humanité
Sauvage le regard que je
Porte
Sur nos traces
Absente
La mélancolie
Du réel
Des chairs
Qui nous mentent
Juste un désir
De corps en mouvement
Comme une trace refoulée
De notre
Mémoire
Faillante
Même les Traces vieillissent et épuisent la souffrance
17:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)
12/04/2006
Art Triste

22:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)
09/04/2006
NOIR

Juste murmure assoupi
Sous les graphes de la pluie
L’éternité se fige des ratures
Infimes de l’intime
Elle se négocie en instants rares
Les draps froissés ont encore
Le soupir élancé
de ton cri bâillonné
Quand le rivage s’étale sur le zinc
Les verres de bonheur au mètre
Pour occulter la paume ouverte de tes yeux
La peau se tend délicieuse
Par inadvertance perverse
J’ai possédé la silhouette affirmée
Donc féminine entre les doigts
Du sacrifice
Comme on se tient debout
Les pieds enchaînés
Au sang des chairs offertes
Je suis en connivence
Avec la tombe éclairée
De tes jouissances
Sans parler tu sais m’entendre
Le printemps inscrit dans mes flancs
Des soupçons charnels
Définitifs
Où j’écris ton ombre
Ce matin la pluie n’efface pas la nuit
10:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)
04/04/2006
Un Ange Passe

Le petit mot
De rien du tout
Que tu t’égosilles
à ne pas prononcer
Ce petit mot
A la saveur de sang
Qui a l’empreinte unique
De ma surdité
20:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)
01/04/2006
Légendes

Cri nu des ruelles éconduites
J’ai traversé les ronds de cascade de l’émoi
Quand mon silence s’étirait
De la rue des Chardons
A la rue de l’abbé Regnard
J’y puise des pintes d’histoires
De celles que l’on s’invente, Marc
Files intimes et ininterrompues de fictions
Qui mettent du savon dans les yeux
Et pimentent nos greniers à souvenirs
Raphaël en vitrier de l’infime
Scande nos vies
Comme un passeur de sens
Il sait même s’éterniser
Dans nos rébellions
D’adulte à venir
Je Nous réinvente ce soir
Trente cinq ans plus tard
Ce n’est pas un poisson d’avril
Simplement
La folle envie
De vous embrasser.
Jean-luc
tableau de Michel Suret-Canale
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30/03/2006
FICTION

J’ai épousé l’éclipse incisée de ta douleur
Dans un ciel au tourment de voiles déchirés
Gorge mydriatique de mon propre écho aphasique
Lueur circoncise du partage
J’ai deviné les rives écloses de ton sourire
La bienfaisance des ombres accrochées
Au carreau cassé du désir béant de ta jeunesse
Ce lent balancement des mains
Caresses alignées de nos connivences
Et ton regard si fixe lieu de non rencontre
Séisme éloquent de filiation parcimonie
J’ai le silence au bout de la langue
A fleur de bouche
Je suis aussi impalpable que la peau glabre de tes déserts
Que mes mots aux ongles incarnés de ta chair
J’ai sculpté dans les stalles l’indicible du bonheur
Les vents brutaux
Interrogent la cicatrice ouverte de ma confiance
Et me font douter
Que la vie ne dissimule pas
Les rondeurs acidulées de tes éclats de rire
La fuite méconnue de nos regards d’enfance
Un cri dans le salpêtre
Tempête de sable de nos émois
J’ai une opacité sur le cœur
Qui ignore la lumière résonnante des amants
Au zénith des retrouvailles divisées sacrifiées
Prononcer ton nom
Insolite dérisoire et simple
Comme on partage
Le pain
Sur la table
Restes de l’amour que l’on donne et que l’on ne reprend pas
Ce jour là,
L’injustice s’est moquée du regard des statues
La vie a fait une pause
20:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)
23/03/2006
VIVRE D'AIMER VOIR VIVRE

Pour toi Avec toi KLA Pour Marianne Pour le Feu de la Vie Lui dire de Vivre comme on pousse un regard pour demain
21:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)
16/03/2006
Liaison fatale

Ce que silence dit
Il le lie au tragique de nos vies
Rivière qui change de lit
Amertume des hivers trop courts
Fonte glaciaire anticipée
Il résiste dans nos mains
Ce réveil éclairé des yeux
Cette journée profilée entre deux murs blancs qui regardent
L’immaculé de nos bouches
Chargées de vociférations
Il préfère l’obscur
Du silence à venir
Il le sait que se regarder
C’est ne pas parler
Pouvoir taire ainsi
L’évidence nécessaire
Du frottement
De la pierre dans les yeux
Cri strident qui repose le vent
Fait pleurer les enfants
Des herbes attendues
Absentes à ton réveil
J’ai gardé les petits pieds de mon enfance
Le silence n’efface pas le silence
21:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)
12/03/2006
Armanda
Armanda a des problèmes. Elle ne supporte pas que quelqu’un s’approche d’elle à moins de 2m50. Elle ressemble à tout le monde. Sauf que son impossibilité, son incapacité à se limiter à sa peau rend son regard attentif (certains disent étrange). Elle a beau raser les murs, il reste une immensité hostile et inquiétante. Bien sûr, elle ne passe pas partout, 5m de large, même dans les espaces pour handicapés, ça ne suffit pas…Si on la surprend en s’approchant trop prés d’elle, elle s’enfuit ou vous réduit à néant. Le docteur dit qu’elle a une conscience particulière des limites corporelles…sa peau est à 2m50 d’elle…comme une bulle. D’ailleurs on l’appelle « La Bulle » et ça fait rire tout le monde puisque pour se laver, ce n’est pas une mince affaire : c’est loin d’être une bulle de savon. Pourtant je l’aime bien Armanda.
19:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)
Désert

J’ai fait sable ras
De mes saisissements
Lever les yeux au ciel
Comme pour apprendre
A lire les rugosités du vent
A chaque pas déclaré
Il ne faut pas penser
L’amour
En termes publicitaires
Je suis en ton désert
Défaillance inévitable Fêlure tectonique
Qui jouxte les lèvres de l’angoisse
Oreille écorchée des stries de la langue
J’empreinte ton corps
A la terre des mots contrits
Collision crissante
Prosodie charnelle de mon invalidité
J’ai avalé mon regard pour parler de la vue de l’ombre
Parloir obscur de ma naissance
Cri bandé de ma jouissance
Parler Voir
La parole s’annonce dans un mouvement de Vent
Où
Je perds un peu de Moi
Je gagne un peu de Toi
13:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)
09/03/2006
MER

Belle Ile en Mer Dentelle de littoral Plage de Donnant Recouvrement échoué des souvenirs Ce soir envie de m'y laisser aimer Comme dans un frottement Accrocher ton désir "Et m'éveiller à la voix de la mer"
19:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)
06/03/2006
ECRIRE

08:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)
05/03/2006
D'UN JAIS

Mes dentelles de littoral
Où gravitent les pliures de l’amour
Je l’ai fait pour le reflet fou de vos visages
L’humanité discrète de vos soupirs
Pour que mes perles de jais
Accrochent l’articulé de vos regards
Comme d’un geste répété des doigts
Montrer que la même chair se récolte
Vendanges de mes émois
Pour lisser les ombres oblongues
De vos rêves
Je suis insatisfait de n’être présent
Qu’aux écorces de ma vanité
Douleur en partage
Que je sais… ne pas posséder moi-même
Mort, je ne suis pas indemne
Des auréoles de remords
Lignes invisibles de mon aphonie
Qui assourdit la naissance du sens
Et provoque l’automne
Je suis absent
Et votre souffrance est toujours mienne
Il y a des respirations qui creusent des chemins de printemps
Il y a des regards où naissent des enfants
09:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)
03/03/2006
TOI
« Le canot de l’amour
S’est brisé contre la vie courante
Je suis quitte avec la vie
Inutile de passer en revue
Les douleurs
Les malheurs
Et les torts réciproques
Soyez heureux ! »
V. Maïakovski
Des pans de murs du silence
Au commencement de tes gestes
Il y a des coupes renversées de sommeil
Cicatrice hallucinée
Du rêve
Accroche ta tête
De ce débordement de soleil
A l’encadrement des fenêtres
Bouge ton corps
Comme tu parlerais
De ce geste
Où on ne dit rien
Traverse de ta force
Les limites de l’eau
Où un coin de ciel
Vire ses courbes
A la pointe levée du silence
Regarde tes yeux
Les yeux dans les yeux
Il est temps
De brûler
Les livres
Que l’on n’a jamais écrits
12:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)
01/03/2006
TOUTE

Toute vision clastique
Se rive
à la dérive
des berges des corps
17:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)
27/02/2006
SANS

Matin de bouches cousues
Matin cerné des épaves de mes nuits
A la fibule de tes mots
(Rire saturé de ma semence)
Infidèle murmure
Qui sait taire la ruine
Le réveil du soupçon
Nargue l’hystérie des mots
J’ai fermé le bocal aux caramboles
Pour
Eviter de croire au miracle
Et pourtant ce matin "j'y crois"
A la rencontre du sourire
Sans chair meurtrie
"sans"
Le vent respire le linge qui sèche au soleil
07:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)