06/02/2008
Confucius, tableau de Michel Surret-Canale
IL nous faut peu de mots pour exprimer l’essentiel ; il nous faut tous les mots pour le rendre réel.
Eugène Grindel (dit Paul Eluard)

L’expérience est une lanterne que l’on a accrochée dans le dos et qui n’éclaire que le chemin parcouru
Confucius
Adolescent ou adulescent, j'ai souvent utilisé cette formule de Confucius
pour rivaliser et me mesurer avec le père...à chacun ses armes...
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02/02/2008
Voeux des îles

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Dits d'île

Depuis que j’ai vu
La photographie de Catherine Théodose
Faite par Jean-Luc De Laguarigue
Je ne cesse de me demander
Qui est le peintre
Qui est le photographe
Cette photo tableau, cette peinture
Où seul un rideau rose
Dévoile Catherine au milieu de ces femmes
Comme un drap tendu où l’on se cacherait d’un monde
Où le silence plongerait dans la glaise
Pour qu’un instant l’amour se taise
Un rideau couvrant, découvrant une vraie nature
Comme la couleur de l’émotion, du frisson
Qu’on se garderait de divulguer avec pudeur
C’est une photo de femme
Dans ce qu’il y a de féminité contenue
Je connais Cybèle et Léonise
Pour les croiser chaque jour
Dans ma maison
Là, Catherine est dans la maison des femmes
Qui lui ressemblent ou qui ne sont que ses ombres
Ombre de lumière colorée
Argiles vivantes qui vibrent dans nos mains
Par cette passion métissée
Cette humilité et cette générosité débordante
Jean-luc a su (dé)voiler le peintre dans sa peinture
Et nous la révéler puissante et vraie
Il nous montre ainsi la fragilité, la force
Réunies dans une composition
Où le regard attentif de Catherine
Nous dit aussi sa volonté
Sa présence dans un ciel noir réinventé
A s’affirmer dans ce pays
Cette « île d’elle » qu’elle a choisie
Il y a déjà si longtemps
Cette photo me donne le même frissonnement
Que j’ai eu lors de ma rencontre
Avec Catherine à Ravine Vilaine
Juste envahi par l’émotion de la villa métisse
Par la maîtresse des lieux
Juste figé immobile attentif
Laissant le silence déplier mes yeux
Et nouer ma gorge.
Laisser juste la magie opérer
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29/01/2008
La passante

(Photo JLG)
Bonheur volatile
Du regard passant
Echeveau de mes rêves
Qui noie ce petit bonheur
Passons passante
Un vol étourdi
Vers un nulle part
Où tu t’affaires
Le sens de ta vie
Est dans ton cabas
Simple et attendrissant
Comme le sourire
Déjà déplié et offert
D’une passante
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28/01/2008
Parole

(Photo JLG, Bandol)
Acouphène d’un autre rivage
Tu partages du Nord au Sud
Des frissonnements inavouables
La tendresse aphasique
Hurle de tous ses vents
Pour accrocher tes mots
A quelque oreille attentive
Un cœur à pourfendre
Un bonheur à esquisser
Un imaginaire à combler
Un amour ...
...à découvrir
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25/01/2008
Raz de marée

J’ai un papillon bleu
Coincé dans la gorge
Que seule la mer
Peut délivrer de ses maux
J’ai un raz de marée
Dans la tête
Que moi seul peut inventer
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24/01/2008
Sang

21:38 | Lien permanent | Commentaires (2)
S'enlever

Je n’ai plus de secrets
Dans mon cœur
Que des envolées d’oiseaux
Riches de désirs volatiles et humides
De la glaise accrochée à mes doigts
Qui me noie dans la terre
Et m’attache à ce pays d’eau
Aux odeurs d’arum et de rhum
La lumière est trompeuse
Et strie mon iris de mille regards
J’y vois comme à travers ton œil
Habitant de ton âme
Ça croasse et mes paroles
Deviennent musicales
Presque chantantes
Du chant des anciens indiens
Et pourtant je te parle
De ce que nous ferons demain
Un océan entre les lèvres
Un sourire complice et familier
Au bord des rives de ton corps
Et les tambours qui ne se taisent pas
Une pirogue sous nos pieds
Nous partirons sous les nuages
comme les enfants
21:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)
Rêver de graver

Juste une pincée de sourire
Pour ne pas pleurer
Des corps rapprochés de femmes
Elaguer les souvenirs à épines
Pour garder le sommeil
Regarder le soleil
Pour devenir invisible
Juste écrire la recette
Du passage sur terre
Comme un enfant pleure le souvenir d’un album de coloriage emmené par la marée
Chercher sa mère
Une absence souvent très présente
Comme celle d’une caresse
De femmes aimantes
Un cri de goéland
Qui cisaille le ciel
Quelques pierres dans les poches
Qui trouent le fond des ailes de papillons
Pour rester les pieds sur terre
Juste le regard furtif
D’un renard sur ma terre
Qui me nargue de sa rousseur volante
Un réveil serein large comme
Une tartine de pain beurré
Un grand verre d’eau
Qui efface les ombres à venir
Ricaner un peu
De se savoir si peu
Et pourtant vouloir
Etre quelque chose
Entre les mains
De deux sœurs jumelles inventées
20:45 | Lien permanent | Commentaires (5)
17/01/2008
sans rire
J'écris sans rien me demander
comme un matin froissé par la lumière
quelques traces de ton désir
sur ma peau qui se déplie
Les écorchures des rêves
buissonnants de plaisirs
me rappellent la densité des regards
je me lève à la paupiére de tes mots
comme un amant solitaire et fragile
même pas triste
(si un peu)
que ce ne soient que des mots
quand je pourrai te donner
les rives de mon sourire
17:19 | Lien permanent | Commentaires (1)
12/01/2008
Voeux de Bernard PAHIN

Comme chaque année
ce couturier de la forme
ce sacré Bernard PAHIN
m'envoie ses Voeux
sur fond de découpage
juxtaposition de formes
couturage et amitié
Du primitif à la haute couture
B Pahin sait réinventer
le signe, il sait aussi en parler
avec ferveur et humanité
Merci à toi qui ne me liras pas
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11/01/2008
Pour y voir

La mer est invisible
Et je m’y suis allongé
Une parole sans ride
Au fond d’un abîme
Comme pour me souvenir
Que notre histoire
N’est inutile à personne
Changer de regard
Infime mouvement
De peau qui creuse le temps
Comme un sillon de terre labourée
Rester debout
Face à sa terre
Celle que l’on choisit
Linceul abandonné
De notre enfance
Rire croisé de nos rencontres
Autant de traces aveugles
Laissées par le silence des corps
Autant de rêves que le vent
N’efface jamais
15:32 | Lien permanent | Commentaires (2)
01/01/2008
Douce Année 2008

10:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)
31/12/2007
Métamorphose

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30/12/2007
Critique de la poésie
Un extrait d'un poème d'Eluard (encore)de 1944 dans "Le LIT La TABLE
CRITIQUE DE LA POESIE
"...Maison d'une seule parole
Et des lèvres unies pour vivre
Un tout petit enfant sans larmes
Dans ses prunelles d'eau perdue
La lumière de l'avenir
Goutte à goutte elle comble l'homme
Jusqu'aux paupières transparentes
..."
12:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)
29/12/2007
Le bout du bout

Je suis de tous les bouts du monde
J’ai oublié sur les pétales altérés de mon cœur
Quelques larmes de bonheur gracile
Que l’hiver avait déposées frileusement
Dans un souvenir de givre
Un souvenir d’avant l’avant
J’ai arraché les mauvaises herbes
Des cicatrices refermées de mes aïeux
Et j’ai enfanté le silence du sourire
Que j’avais perdu dans mes batailles contre le temps
Les brumes réfutent mes élans d’amour
Il y a des rosées où les femmes sont belles
Et où elles se glissent chaudement
Dans les contours émerveillés de mon regard
Je vois l’invisible de leurs gestes
L’inconnu de leurs désirs
Posés comme caresses sur mon cou
Leurs mots sont recouvrants
Et je les bois avec infini saveur
Je suis de tous les bouts du monde
Et je te découvre à chaque illusion
De ne pas me tromper Poser
Mon pied sur un galet incertain
Frémir à la vue de ta chair
Etre en toute chose que tu croises
Un parfum de brume salée
Etalé sur la mer
La mer cette montagne que nous déplaçons
Pour nous rapprocher de l’infime
Je rêve encore comme les grands enfants
Que je te rencontrerai
Au bout du bout du monde
Là où personne ne va jamais
Là où je t’attends
11:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)
26/12/2007
Choisir

Une foule toute noire qui va à reculons
La bêche entre dans le sol mou
Comme une fille fraîche dans des draps déjà chauds
La lune noie la nuit
Force reste pourtant aux preuves de la vie
Les YEUX FERTILES 1936
22:20 | Lien permanent | Commentaires (3)
La Langue
"La parole littéraire ne délivre plus ni ne lie; mais a-t-elle, encore, pouvoir d'enivrer et de causer des cascades de sens qui, fouillant votre langue, vous la fasse désirer?"
Mathieu Bénézet "le roman de la langue" 10/18
UN HOMMAGE à un auteur qui a souvent fait naître mes désirs et mes réflexions,
comme ça pour finir l'année, aussi humain, que celle d'avant...
peut-être essayer de l'être un peu plus.

22:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
11/12/2007
Envie d'envies

Un sourire du ciel
Le regard des pierres
La cicatrice des océans
M’a réveillé ce matin
Très tôt
Le vent sur ma page
Efface le chagrin
Des jours sans lune
Comme si le matin
Renaissait
Très tôt
Du haut du rocher Caraïbe
J’ai des envies d’envol
Pour parler aux étoiles
Caresser le soleil
Pour ne pas mourir
Trop tôt
J’ai des herbes dans les yeux
Le temps ne s’arrête plus
Sur les talus de mon orgueil
Il y a des reflets de vie
Dans chaque chose
Très vifs
J’ai des envies d’envies
Qui me caressent
L’échine
Je me sens naître
A la force des pierres
08:07 | Lien permanent | Commentaires (4)
24/11/2007
Ciel (Iles d'Oriane)

Photo Marianne Gastecelle
Il est un "ciel"
qu'on ne raconte pas
qui ressemble à la mer
qui tapisse un ancien océan
et gronde comme une tempête
c'est ton ciel ma fille
et il te ressemble
de beauté
20:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)