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24/04/2010

Le sommet du gouffre

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(Poème-tract d'ernest pignon ernest dans tant de soleil dans le sang d'A Velter)

De l’obscurité du soleil

J’ai tiré le champ aveugle

De la vérité

Les leçons cent fois remises

A l ‘ouvrage

Obsession figée

D’une humanité sans rides

Qui impose le manque

Comme la seule perception

Tactile du réel

Evanescence des plis de ma mémoire

Des pensées froissés

Par l ‘indignation

J’écris tes aléas

Partie congrue du désir

Fils tendus de mon inertie

Comme on lève son verre

A la révolte

Je me révèle

Dans l’absence du regard

L’ incompréhension des pierres du rêve

L’appréhension d’un toucher de peau

L’éclat soudain lumineux

De la tristesse

Ma chair n’en finit pas

De troubler mon sommeil

D’ondes vives

Séparant les persiennes

Il est tard

Et pourtant

Je sens poindre le jour

Je sens les mots m’envahir

De ce qu’ils ne peuvent dire

 

18:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Filiation

Mon fils m'a envoyé cette vidéo

je l'avais déjà vue

mais l'adresse qui se reconstruit

m'émeut autant

que le contenu qu'il m'adresse

Il est des petits gestes

de ces gestes qu'on mesure avec les doigts

ou avec le coeur

"je t'aime comme ça"

en montrant l'index et le pouce

croisant le regard

preuve insignifiante

du réel

de l'amour

14:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

18/04/2010

For the Times

Je croyais que nous ne nous quitterions jamais

Les camarades de lycée

Les camarades de révolte et de tendresse

Ces inséparables à la nuque transparente

Ces enfants déjà hommes qui possédaient l’avenir

Leurs mots de verre tranchaient la vie

Avec l’insolence de la générosité

D’une lame bien acérée

Nous regardions les étoiles à l’unisson

Comme une mauvaise troupe dans ses tranchées

Les herbes folles balayaient nos visages juvéniles

Les interdits nous interdisaient allégeance

                Dylan chantait

                Biga écrivait

                Pignon ernest dessinait

               Nous rêvions

      ( Effeuiller quelques lettres

Et sourire des mots

Ebauchés au feu de mes yeux

Simplicité du levant

Où ma main se lie à la tienne

Pour dessiner les contours

Volatiles des pigments de l’amour

Noce incertaine des berges

Vierges de nos silences

Je te répète mon île

Jusqu’à t’écrire ma folie

D’homme )

 

Nous avons cloturé

Nos cœurs

Sans même nous en apercevoir

Pourtant l’impossible ne nous a jamais quitté

Il nous traverse

A chaque geste de bonté

De justice

 

Nous sommes-nous vraiment quittés

04/04/2010

Par delà les nuages

Photo riou 066.jpg

« Il y eut les landes sauvages, et puis il y eut le rivage, et puis il y eut l'océan. Partir toujours et n'arriver jamais. On quitte les lieux, on quitte les autres, après, on se quitte soi-même. On ne se remet jamais de tous ces départs, de tous ces abandons. On vit dans un temps écrasé. »

Franck

 

C’est vrai

On ne se remet jamais

De tous ces départs

 

On recristallise

Les contours du cœur

Ecorchure après écorchure

Nous avons la patience des pierres

A nous déliter

Avec délicatesse

Avec pudeur

En silence

 

Ce tremblement de rosée

Nous émeut encore

Tout est muet

Dans le sillage des mots

 

Il n’y a que le blanc

Qui efface le bleu

Un rêve incertain

Crevasse nos réveils

Qui efface le poids du vent

 

L’humidité a le pouvoir des herbes folles

Un vallon me poursuit

Assèche ma paupière

Il est temps

De tant de temps

 

Les larmes de tes mots

Risée inattendue

Tendue de lumière

Partage le rêve

 

Nuages

Destination de l’improbable

Où l’émotion

S’écrit

Comme une pluie de fleurs

11:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

03/04/2010

Imposture

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« Quand le gouvernement viole les droits du peuple

l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque

portion du peuple, le plus sacré et le plus indispensable

des devoirs » article XXXV des Droits de l’Homme

 

Lalangue trace indélébile

De notre aliénation

De la dérive insurmontable

Du désir

J’ai les mains

Ancrées dans le Réel

 

Une ligne bleu partage le silence

Un cri  ombre décalée des marées

Lien invisible éphémère qui

Soutient notre regard

 

« L’autisme n’est pas une maladie psychique »

Ministre de la Santé

 

C’est décidé, demain je fais le budget de l’état

Et je vais à l’école du cirque

Apprendre le dressage

Quelle imposture

 

Leautisme

Lumière éteinte

souterraine

De l’avènement impossible du discours

Généalogie terrifiante et inattendue de chacun de nous

Espace de liberté

Nié et renié

Interminablement

 

Quand comprendrez-vous

Que votre choix

N’est pas le notre

Violer encore le silence

Qui nous protège

Prenez définitivement notre parole

Qui n’en finira pas de vous manquer

Notre parole oubliée

Qui vit

Comme une herbe dans le cœur

Loin de votre arrogance

 

Qui sont ces gens

Qui prétendent comprendre

L’incompréhensible

16:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)