UA-57948785-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/03/2010

"La matinée se lève"

"La matinée se lève"

elle ne sera jamais plus la même

j'avais fait une note en 2008 ici

je me souviens d'un de tes derniers concerts à Tours

en 1972-73 que j'ai raté

j'y pense encore

quelque chose meurt un peu en moi

avec toi Ferrat

c'est tout

 http://www.deezer.com/listen-2554401

12:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

13/03/2010

Aperçu

coeur-a-page-557528.jpg

L’astéroïde caressa le ciel

 

Le temps d’un détail

D’une respiration

Un souffle imperceptible

fulgurant

égratigna ma mémoire

 

Je n’avais pas de père

 

Un coquetier ébréché

Du père du père

Fossile inconstant

De mes souvenirs

 

Quoi d’autre

 

Coquelicot ébréché

 

Le suicide d’un enfant

Ça n’existe pas

Même au 6 ème étage

du 32 de la rue de Chazelle

 

Vue sur cour

 

Comment panser

Le silence

 

Penser cette absence

Sans mot ni larme

La perte

 

Le mi-racle des étoiles

Cicatrise le ciel

Arrondit mes yeux d’enfant

Endette mon sourire

 

J’ai marché à 8 mois

 

Courir après l’irrattrapable

Toujours plus loin

Parfois trop loin

Jamais assez loin

 

écouter

 

Apprendre à écouter

Des heures et des hommes

Des jours et des nuits

 

Avaler les mots père-dû

Avec boulimie éperdue

 

Rencontre

Soirées flipper

Au bar du centre à Pithiviers

Soirées fripantes pour un fils de pauvre

Riche des folies percutantes d’un prof

Volé à Nice entre deux rames

De carton gaufré

 

Raccommoder des lambeaux de vie

Comme on beurre des tartines

 

Ne pas laisser l’espace béant s’imposer

Reconstruire une mémoire

 

1992 Tel Aviv, Jerusalem, Eilat

aux bords de la piscine de l’hôtel Sinaï

mêlé à tous ces analystes Parisiens

mes mollets font la différence

mon appétit aussi

magique

 

je t’ai souvent raconté

Grand père

Comme toi l’Océan

 

Comme toi l’île

 

Inévitable

Pour se poser comme un géant

Y puiser son humanité

Scruter l’invisible

 

Te donner la main

 

Et pouvoir se perdre

Dans les sanglots de la terre

Pour mieux tenir debout

 

Le silence aussi sort de la bouche

Des enfants

 

Le scialytique aveuglant

Qui soude les mots à venir

Mon cœur dans tes mains

Le temps d’une vie

 

Et vieillir souverainement

Sans peur

Mais

Vieillir vraiment

09:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)