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24/04/2010

Le sommet du gouffre

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(Poème-tract d'ernest pignon ernest dans tant de soleil dans le sang d'A Velter)

De l’obscurité du soleil

J’ai tiré le champ aveugle

De la vérité

Les leçons cent fois remises

A l ‘ouvrage

Obsession figée

D’une humanité sans rides

Qui impose le manque

Comme la seule perception

Tactile du réel

Evanescence des plis de ma mémoire

Des pensées froissés

Par l ‘indignation

J’écris tes aléas

Partie congrue du désir

Fils tendus de mon inertie

Comme on lève son verre

A la révolte

Je me révèle

Dans l’absence du regard

L’ incompréhension des pierres du rêve

L’appréhension d’un toucher de peau

L’éclat soudain lumineux

De la tristesse

Ma chair n’en finit pas

De troubler mon sommeil

D’ondes vives

Séparant les persiennes

Il est tard

Et pourtant

Je sens poindre le jour

Je sens les mots m’envahir

De ce qu’ils ne peuvent dire

 

18:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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