05/03/2006
D'UN JAIS

Mes dentelles de littoral
Où gravitent les pliures de l’amour
Je l’ai fait pour le reflet fou de vos visages
L’humanité discrète de vos soupirs
Pour que mes perles de jais
Accrochent l’articulé de vos regards
Comme d’un geste répété des doigts
Montrer que la même chair se récolte
Vendanges de mes émois
Pour lisser les ombres oblongues
De vos rêves
Je suis insatisfait de n’être présent
Qu’aux écorces de ma vanité
Douleur en partage
Que je sais… ne pas posséder moi-même
Mort, je ne suis pas indemne
Des auréoles de remords
Lignes invisibles de mon aphonie
Qui assourdit la naissance du sens
Et provoque l’automne
Je suis absent
Et votre souffrance est toujours mienne
Il y a des respirations qui creusent des chemins de printemps
Il y a des regards où naissent des enfants
09:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)
03/03/2006
TOI
« Le canot de l’amour
S’est brisé contre la vie courante
Je suis quitte avec la vie
Inutile de passer en revue
Les douleurs
Les malheurs
Et les torts réciproques
Soyez heureux ! »
V. Maïakovski
Des pans de murs du silence
Au commencement de tes gestes
Il y a des coupes renversées de sommeil
Cicatrice hallucinée
Du rêve
Accroche ta tête
De ce débordement de soleil
A l’encadrement des fenêtres
Bouge ton corps
Comme tu parlerais
De ce geste
Où on ne dit rien
Traverse de ta force
Les limites de l’eau
Où un coin de ciel
Vire ses courbes
A la pointe levée du silence
Regarde tes yeux
Les yeux dans les yeux
Il est temps
De brûler
Les livres
Que l’on n’a jamais écrits
12:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)
01/03/2006
TOUTE

Toute vision clastique
Se rive
à la dérive
des berges des corps
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27/02/2006
SANS

Matin de bouches cousues
Matin cerné des épaves de mes nuits
A la fibule de tes mots
(Rire saturé de ma semence)
Infidèle murmure
Qui sait taire la ruine
Le réveil du soupçon
Nargue l’hystérie des mots
J’ai fermé le bocal aux caramboles
Pour
Eviter de croire au miracle
Et pourtant ce matin "j'y crois"
A la rencontre du sourire
Sans chair meurtrie
"sans"
Le vent respire le linge qui sèche au soleil
07:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)


