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12/10/2006

Encre

 

 

Je suis de ces terres

 

à-rides   à-vides

 

Où l’on sait se taire

 

Où le vent cristallise

 

Et n’érode que l’invisible

 

Tu silhouettes l’encre de tes mots

 

Avec tourments

 

Comme une chevelure sans pudeur

 

Qui se donne aux rives du corps

 

Je sais lire les sentences

 

Où le ciel t’espère

 

Les semences du trait

 

Qui délie et métisse

 

Ton sourire

 

Précise ton origine

 

Ancre ton appartenance

 

Utérine

 

L’encre où tu t’existes

 

Ardente patience

 

Qui sait lire

 

Les vallons

 

Où s’endort

 

Le fantasme

 

 

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                                                                      ENCRE de Paule Riché

19:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Petite prose gratuite prétendument sans prétention

 

 

 

J’ai aussi  mis des cailloux plein mes poches.

 

Mis du feu dans mes yeux noirs pour avoir l’air réveillé.

 

Rencontré des tas de gens pour faire croire à ma civilité.

 

Et puis j’ai regardé…les brumes inattendues du soir soulever les massifs.

 

Je me suis longuement interrogé sur qui poussait l’autre, du ciel ou de la terre…

 

Pour conclure à la beauté…

 

Et à l’absence du mensonge.

 

 

19:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

07/10/2006

...

 

 

Mon plus cruel manque

Est celui

Que je ne ressens pas 

 

Ma plus grande force

Ne pas savoir

Qu’il me manque

Tant

13:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

01/10/2006

L'écharde

 

 

Je me dissuade

 

Dans mes replis de papier

 

A lire la sédimentation de la fin

 

J’élève au crépuscule

 

Des clartés larvées de bonheur

 

Où j’accroche quelques lambeaux de rêves

 

Saturés de tendresse

 

Et mon immobilité

 

Ne simule-t-elle pas

 

Le regard absent

 

Des journées sans épaule sous la tête

 

J’hésite en ce jour inaudible

 

A m’appuyer sur mes souvenirs

 

Insalubres à ma peau

 

Je ne sais me retourner

 

Que sur la lumière éteinte des printemps

 

Un revers de main cinglant tout orgueil

 

Un regard volé à l’indifférence

 

M’endormir en vain

 

Et aspirer à des sourires de fougères

 

L’eau stagnante au fond des puits

 

N’apprivoise que mes serments illusoires

 

De fausses vapeurs d’humilité

 

Il est vingt heures

 

Lorsque je quitte le banc public

 

De mes vingt ans

 

Sans amour

 

Juste une écharde dans le doigt

 

Qui prouve que je ne rêve pas

 

 

19:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)