UA-57948785-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/01/2011

Pas Comme les autres

36406729_p.jpg

 

Pas comme les       autres

 

Singulière opacité

De s’approprier  l’étrangeté

Qui nous habite

Porteur de désirs

Lignée exilée de la honte

Qui nous  forge    nous façonne

Je me reconnais dans le miroir de la grande eau

Grande eau  Grande eau

Fluidité de ses caresses intimes

S’appartenir est un long voyage

Où s’ouvrent des printemps

Où l’on écorche l’hiver

Où saignent les plaines à perte de voix

Où vivre s’apprend

Dans les morts  qui nous précèdent

Où les  croutes sur les genoux ne guérissent jamais

Six sœurs       si seul

Et pourtant si sûr de cette indispensable solitude nourricière

Une Marianne de Gandon oblitérée Fougères

Pliée méticuleusement dans mon porte feuilles

Trace dérisoire de filiation

Comme un bonheur tellement fugitif

Que sitôt passée sa prégnance

Il devient  déjà  imperceptible

Absent et terriblement inoubliable

Pépites d’étoiles

Rassemblées  dans ton regard

Familiarité bienveillante

Qui apaise comme une caresse

Ces moments inconsistants

Et pourtant si précieux de la vie

Ne plus penser l’impensable

Juste sentir la peau frémir

Et le corps parler

De l’émoi de ta différence

Celle que je t’ai léguée

Avec tous les sédiments

Des vapeurs humides et moites

De notre traversée

Sans équipage

Amour volatile

Qui sait où se poser

comme les autres

comme les autres

comme les autres

comme les autres

comme les autres

comme les autres

Commentaires

Un peu long. En très concentré, ramassé, condensé, on y gagnerait en explosivité.
Quant au sujet, on le perd de vue. C'est aussi une chose qui m'arrive. On en revient pas de ce qu'écrire peut représenter de travail, et de plaisir. Bonsoir.

Écrit par : joruri | 23/01/2011

Oui j'avoue que j'ai tourné un bon moment sur ce texte
je l'ai certainement alourdi, je suis assez d'accord avec vous
j'aime aussi la fulgurance, l'explosivité qui manque ici
je ne suis pas toujours inspiré, néanmoins le plaisir et l'émotion comme vous dites est là
et c'est l'essentiel...
Merci de votre passage attentif
JLG

Écrit par : JLG | 23/01/2011

Bonjour.
Le mot autour duquel on tourne, avec d'autres mots, est souvent le bon.
Parfois on se laisse emporter par la seule sensualité d'écrire et finalement, comme la sensualité tout court, il arrive que ce soit un peu vain.
Pourtant, c'est vrai qu'après une longue pratique, on atteint une sorte de palier où les phrases paraissent gicler d'elles-mêmes et c'est vraiment quelque chose de joyeux.
Personnellement, j'aime bien, mais pas seulement, les phrases cinglantes. Et aussi celles qui ressemblent au babil d'un ruisseau. Entre ces deux extrêmes, j'aime assez essayer de développer une pensée logique. Bon, c'est parfois une logique très subjective, mais voilà.
Je pense que c'est osé, même si des millions s'y essaient, de se laisser aller à écrire en ligne. Il y faut du courage, et c'est une chose à vraiment encourager. C'est vrai que vient forcément un moment où on va devenir la risée de dieu sait qui, pour autant, je pense qu'il ne faut pas lâcher le morceau, même sous les grimaces de la dérision. Car de fil en aiguille, qui sait ce qu'on peut découvrir au bout d'une pensée ?

Écrit par : joruri | 24/01/2011

Les commentaires sont fermés.