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29/08/2009

Ne plus écrire

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22/08/2009

Poivre aux yeux

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Je suis un graffiti  en transhumance

Une éclisse plantée dans votre chair

Je sors sans âme ni sourire

Humain inhumain

Ou l’inverse

Je me chausse de vos parcours tourmentés

Au « poivre bleu » de vos yeux

Vous êtes parfois la caresse

Qui me fait exister

Et me souvenir du bonheur

Irisé de mon amnésie volontaire

Des vapeurs de cendres froides sur la pierre

un éclat de silex au bord de la paupière

Je m’humanise en  me désocialisant

Je suis une pierre dans vos chaussures

Un charançon dans votre pitance

Je ne rêve que de votre volatile insolence

Une révolte qui nous régénère

Je voudrais être votre cri

S’insurgeant contre l’illicite

Pouvoir des hommes

 

16:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

16/08/2009

A contre temps

http://www.deezer.com/listen-236958

17:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

15/08/2009

sans fin

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Regard perdu sur l’horizon

Il ne reste que peu de temps

Pour affirmer sa dépendance

J’ai voulu tuer père et mère

Impair et manque............

noir je gagne

Les mots sont si cruels

Qu’un nuage les rature

les efface

Entamer sa déconstruction

Me laisse le temps de sourire

A l’entropie

D’un désert de sens

Où la perception du temps

M’est étrangère

J’ai partagé un repas avec un ami

Qui vit depuis trente ans en Afrique

Trente ans

Une vie

Une virgule d'espace

Dans un  texte de Joyce

Oui c’est ça

Je voudrais être le point d’exclamation.........

après le mot fin

Rien de moins

Dans ce monde sans ponctuation

 

15:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

08/08/2009

la carte postale

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je t'écris cette carte

Pour partir avec toi

Ou plutôt être avec toi

Grand-père

Quand ce sont les vacances

Et qu’il faut partir

C’est curieusement avec toi

Que l’idée de voyager

S’impose

Nous prendrons le tramway de Saint Pierre

Et nous irons revoir

quelques vieux antillais

Autour d’un verre de rhum duralex

Que nous partagerons avec excès

Je sais que je te parle de voyages impossibles

Mais ce sont ceux que je voudrais faire

Ces voyages qui peuplent mes rêves

Ces voyages que je fais sans bouger

Sans même la saveur du sel marin sur ma bouche

Juste l’esprit vagabond et mutin

Et ce désir d’être avec toi dans ces périples sans fin

Que nous avons souvent partagé

Autour de la table de la cuisine

A Pithiviers, dans cette ancienne cure

Avec François, Marc et les autres

Tu te souviens de ces épopées lyriques

Où je te sentais tellement exister et t’émouvoir

J’en vibre encore

C’est peut-être pour cela

Que je hais les vacances

 

19:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

01/08/2009

Il faut tout un monde pour élever un homme

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(L'Indien photo JLG)

Pas de paroles

Pour délimiter l’espace

De la souffrance    écorce de peau sourde

Juste la chair pour éviter le déploiement

De la plainte sourde et muette

De cette déchirure exquise

Epis soulevés par le vent

Siroco chargé de la terre de nos ancêtres

Une perte indéfinissable et rebelle

Qui investit la nuit    redessine les rives du désert

Jouet perdu par l’alternance des marées

Espace le murmure souterrain

De notre inconscience à nous reconnaître

Force assourdissante du silence

Qui nous redéfinit comme humain

De cette humanité échappée  brûlée  renaissante

Croisement d’un regard échappé

Fantasme volatile de l’existence

Souffrir c’est ne pas mourir

C’est occuper le mirage exorbitant

Du palpable et de l’invisible

Saignée salvatrice du regard

Qui s’élève au dessus du tumulte

Tracer le sillon perdu du partage des hommes

Les mains écorchés par le travail gratifiant

Le pain sur la pierre redonne goût

Aux avancée du rêve comme deux silex

Frappés l’un contre l’autre

Etincelle de rupture illuminant la béance

Impalpable du désir

Se mêler aux caprices du vent

Survoler l’inviolable certitude

D’être en marge du monde

Pour le constituer pleinement

En partie réconcilié avec l’impossible

Redécouvrir le meilleur

A deux doigts du bonheur

Apprendre l’ivresse de la reconquête

Se posséder enfin

Ultime hommage identitaire

Où l’on refuse l’évitement

S’accepter dans son incomplétude

complètement

09:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)