UA-57948785-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/12/2008

Je devais lui dire

FILE1150.JPG

J’ai mis ma main sur son cou

Fripé, ridé par ses quatre vingt huit hivers

Caressé instinctivement

Le cou de cette femme

J’ai même passé la main dans ses cheveux

Elle, qui fut coiffeuse pendant toute sa vie

Et qui ne savait faire que ça

Puis j’ai approché mes lèvres de son oreille

Pour être sûr qu’elle entende bien

Sûr qu’elle ne rêve pas

Et d’une voix claire

Je lui ai dit que sa petite fille

De vingt sept ans

Venait de se suicider

J’ai répété plusieurs fois

Avec des mots différents

Pour être certain qu’elle avait entendu

Elle s’est effondrée, prostrée

Et j’ai continué à lui parler

Quelques mots s’échappait parfois

D’entre les rides

« c’était à moi de partir »

« c’est impossible, son petit… »

ma main circulait dans son dos

accrochait un espace de compréhension

serrait une épaule fuyante et frêle

je devais lui dire

je devais le faire

je devais

 

18:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

bonsoir JLG ,c'est très dur celui là,oh moi je suis assez sensible et des cette première lecture j'en suis toute émus,jspr que ce n'est que le fruit de votre imagination et pas du vécu....
c'est très vivant ,une séquence d'un film que je perçoit parfaitement..
bravo,je m'excuse je suis pas venue depuis plusieurs jours mais j'adore vote univers & venir m'y loger un petit peu!
voilà ,bon weekend et merci
ps: j'aimerais bien votre clein d'eil chez moi...bis ,isabelle

Écrit par : Isabelle-B | 19/12/2008

Merci de votre passage & vos voeux...
so to you then,'wish you to have a merry chrismas & happy new year.&take care!
kisous isa

Écrit par : Isabelle-B | 24/12/2008

Les commentaires sont fermés.