08/10/2008
je vous parle
J’ai allumé le silence
De mes nuits trop courtes
Amasser la lumière
Qui lisse mon sourire
Avant de me glisser
Dans des draps de douleur
Aux couleurs des heures arrêtées
J’ai écorché les cicatrices
Superposé les peaux mortes
Inventé des rumeurs
Pour croire encore
Qu’il n’est pas nécessaire
De se faire mal
Ni de faire mal
Je m’immobilise….(je n’entends plus les bruits insupportables de la nationale)
…
certain de recouvrer
la vue limpide des profondeurs
un contact de mer
isolé dans un désert de sable
comme une perte enfin accepté
un désir qui renaît
d’être aussi différent
et pourtant tellement semblable
halluciné de vérité
je reconstruis mon monde
des restes de vos poches trouées
des mots que vous savez encore décocher
avec tendresse et humanité
je vous ressemble tellement
que je finis par exister
dans vos regards
je me vois et me noie
je me saisis de l’intouchable
une main sur ma poitrine
je sais que je vous parle
de vous
18:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)


