15/02/2006
RENCONTRE (ORIGINELLE) ORIGINALE
Le désir,
A la craie noire
S’est archivé
Sur l’ardoise
De nos mémoires.
Les mots s’absentent
De ma phrase
De ses bévues
J’ai bâillonné
La résurgence acide de ton sourire
Pour rejoindre
D’argile et de perles Les épaules nues
De ton silence.
Chiffonné les mots Expirant
De la naissance de l’aube
Miroir de faille
Transpirante Fragmenté
Modelé Désolé
Avec la terre et les mains jointes tu attends le retour
Des eaux sidérales
De tes premières angoisses
Dans l’argile
De tes premiers soupirs
Macle de ton silence insoupçonnable
Les mains cristallines
Ont sculpté
Ton cri.
Tu sais en ta naissance
Eviter l’origine Le corps de la lune
Baigne les prières
La trace des serpentines asthmatiques
Habite ton regard des insomnies orphelines.
Les rayures du soleil Là,
Apprivoisent ton cri dans un pli de la nuit
Tu es en ton marbre figé Les mots se froissent
Bouillonnant de la
Parole des hommes
Et font écho de la suie.
Il y a du feu dans les pierres
Il y a du vent dans les pierres,
Il y a comme un trait incertain
Comme un souffle d’empreint
Qui justifie de vivre Qui accepte de suivre.
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