04/04/2010
Par delà les nuages

« Il y eut les landes sauvages, et puis il y eut le rivage, et puis il y eut l'océan. Partir toujours et n'arriver jamais. On quitte les lieux, on quitte les autres, après, on se quitte soi-même. On ne se remet jamais de tous ces départs, de tous ces abandons. On vit dans un temps écrasé. »
Franck
C’est vrai
On ne se remet jamais
De tous ces départs
On recristallise
Les contours du cœur
Ecorchure après écorchure
Nous avons la patience des pierres
A nous déliter
Avec délicatesse
Avec pudeur
En silence
Ce tremblement de rosée
Nous émeut encore
Tout est muet
Dans le sillage des mots
Il n’y a que le blanc
Qui efface le bleu
Un rêve incertain
Crevasse nos réveils
Qui efface le poids du vent
L’humidité a le pouvoir des herbes folles
Un vallon me poursuit
Assèche ma paupière
Il est temps
De tant de temps
Les larmes de tes mots
Risée inattendue
Tendue de lumière
Partage le rêve
Nuages
Destination de l’improbable
Où l’émotion
S’écrit
Comme une pluie de fleurs
11:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)
03/04/2010
Imposture

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple
l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque
portion du peuple, le plus sacré et le plus indispensable
des devoirs » article XXXV des Droits de l’Homme
Lalangue trace indélébile
De notre aliénation
De la dérive insurmontable
Du désir
J’ai les mains
Ancrées dans le Réel
Une ligne bleu partage le silence
Un cri ombre décalée des marées
Lien invisible éphémère qui
Soutient notre regard
« L’autisme n’est pas une maladie psychique »
Ministre de la Santé
C’est décidé, demain je fais le budget de l’état
Et je vais à l’école du cirque
Apprendre le dressage
Quelle imposture
Leautisme
Lumière éteinte
souterraine
De l’avènement impossible du discours
Généalogie terrifiante et inattendue de chacun de nous
Espace de liberté
Nié et renié
Interminablement
Quand comprendrez-vous
Que votre choix
N’est pas le notre
Violer encore le silence
Qui nous protège
Prenez définitivement notre parole
Qui n’en finira pas de vous manquer
Notre parole oubliée
Qui vit
Comme une herbe dans le cœur
Loin de votre arrogance
Qui sont ces gens
Qui prétendent comprendre
L’incompréhensible
16:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)


