07/02/2010
Immuable
C’est comme un matin
Aveuglé de silence
Rien ne bouge
Rien ne frémit
Pas même mes lèvres
Crevassées et gercées
Par l’absence
Je t’écris un sourire
Dessiné par la peur
Cousu des cicatrices
Alignés de la vie
Rien ne bouge
Rien ne frémit
Douleur inutile
Raturée de vos faiblesses
Malveillantes
Cesser de chercher
Reconnaissance
Rien ne bouge
rien ne frémit
Solitaire et nu
Mon regard me trahit
Comme il vous trahit
Je ne suis qu’un cri
Désarticulé né des
Faveurs de l’océan
Rien ne bouge
Rien ne frémit
Je m’exhibe insolent
Pour mieux cacher
La peine qui m’étrangle
Celle d’un matin inutile
Main dans la main
à espérer le monde
Rien ne bouge
Rien ne frémit
Je m’inconscience
A soulever les vagues
Je m’impuissance
A me révéler
Humain
Rien ne bouge
Rien ne frémit
11:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)
02/02/2010
Il y a des jours
Ombre de Fête
Ancrée dans les sinuosités
De mes réveils d’enfant
Quand c’est dimanche
Et que l’on n’a pas école
Ride d’un bonheur fugitif
Lisse et doux comme une caresse
Lorsqu’on réalise
La collusion du réel
Celle là même que l’on n’imaginait plus
Comme un second réveil
Un réveil d’exception
Où tout pourrait être différent
Où le monde se construit
Sur des falaises inventées
Plus vraies que vrai
Où les séismes ne sont
Que les bougonnements de nos cœurs
Une phrase d’un grand auteur
Apprise pour sa dernière dissertation
Un refuge solitaire
Où s’infiltre le soleil
Ce n’est que l’ombre de la terre
Et pourtant si fragile
Il y a des jours
Comme ça
Où même le dimanche
On va à l’école
Persuadé
Que tout peut changer
08:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)


