01/03/2024
Comme toi, il changeait la vie

(Une pépite, King Crimson)
à RM, Mlle Peyre, un petit prof du collège du commerce(XV ème) qui avait une grosse Volvo, cette belle femme que je croisais tous les jours en allant au lycée et que j'aime toujours... à tellement d'autres...qui ont été là pour moi volontairement ou pas.
Je croyais que c'était pour la vie
Cet attachement excessif à mon île
L'acte manqué de mon exil
Les scarifications du sommeil
égaré la peau des larmes
les vestiges des profondeurs
qui révèlent la structure insolente des rides de la peau
comme autant de ratés de malentendus
Une plongée sans retour
des chemins que je n'ai pas su prendre
des chemins où je me suis perdu
prolongé par les limons de ma cécité
traverses prises de travers
où j'ai égaré ma foi
pour préférer la Voix
pénétrable de mes collines
Le regard acéré des montagnes
Le sourire du ventre des femmes
rouleaux de l'océan matrice cicatricielle de ma naissance
Et ces souvenirs d'hommes décisifs
collusion immanquable de mes émois
dans la rencontre des mots qui font grandir
l'absolu silence de l'intimité du regard
comme aimer l'Un-possible de nos réveils
d'adolescent.
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26/02/2024
Retour d'Isles

(Photo JLG Bretagne 1980)
J'écris sur les pierres
Invisibles
Indivisibles
Du Rêve
Je partage l'élan acéré
Sacré
Des replis du vent
Et même
Si je frotte mon cuir
Dans l'encadrement des fenêtres
Je ne séduis
Que les restes de l'amour
Vivant
Je me nourris aux chutes
Des reins des femmes
Car
L'heure n'est plus au leurre
ni aux pleurs
Je me berce
Aux poussières
Scintillantes
De vos doutes
Afin d'exister.
Je suis un Cri strident
Enseveli sous la lave
de l'île
Je suis ta main striant
L'espace de
Nos vingt ans
Je suis un reste des Hommes
(J'imagine sans lassitude Patrick Chamoiseau me dessiner son île)
(janvier février 2006 sur Skyblog)
17:07 | Lien permanent | Commentaires (0)


