03/03/2013
Il...
La marée dessèche
La couverture de mes yeux
Je n’y vois plus
Que le calme trompeur du silence
Un silence de mort naissante
De ceux qui apaisent le tumulte
Des angoisses répétées de l’enfance
J’ai accumulé dans mes poches percées
Plus de galets que de souvenirs
Chacun a sa vérité, sa puissance, ses faiblesses
Ils se sont dispersés lors des grandes marées
Certains ont passé la barrière de corail
Pour se perdre sur la plage
Pour que ma main les saisisse les caresse
Avec la certitude de l’importance du geste
Avec la ferveur des lendemains sans lendemain
Qui nous parlent avec les vrais mots du cœur
Chapelet de petites pierres
Qui ressemble à ma vie
Chapelet de rêves ancrés dans le sable
Comme les mots de ma bouche à ton oreille
Ne rien dire d’essentiel
Que la vérité de nos rencontres
Dans le fracas de l’absence
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