12/10/2010
Après Coup

Je n’ai que trois ans
Et quelques jours
Les mots ensablés de l’amour
Ont enflammé le silence
La mort est loin du sommeil
Le regard tubulaire des cristaux de crocoïtes
Ont répandu des flaques rouge sang
Embrasant l’aurore
De souvenirs incertains
D’homme à reconstruire
Sortilège du désir
Vivre ou mourir
La frontière escarpée
Glissante du vertige
Me précipite du haut de la falaise
En équilibre instable
Et gracile odeurs de terre
A peine perceptibles
Tout pouvait s’arrêter là
Tout s’est arrêté
Jusqu’à revivre inopinément
Presque par surprise
Et réapprendre
Le rythme des marées
Se réapproprier les rides oubliées
De l’épaisseur des conflits
Des amitiés partagées
Des rires sans raison
L’évidence de la folie des hommes
Asphyxiante dérisoire
Je suis d’un autre monde
De celui où l’on se sert la main
Où l’on croise un regard avec tendresse
Comme on tend une fleur
Pour le plaisir de faire plaisir
Concilier l’émotion d’une présence
De celles où le silence remplace tous les discours
Ces présences nécessaires
Qui avec le temps
Vous reconstruisent
Pas à pas
Mot à mot
Insensiblement
Inéluctablement
Et parler
De l’indisable
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