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30/12/2007

Critique de la poésie

Un extrait d'un poème d'Eluard (encore)de 1944 dans "Le LIT La TABLE

CRITIQUE DE LA POESIE

 

"...Maison d'une seule parole

Et des lèvres unies pour vivre

Un tout petit enfant sans larmes

Dans ses prunelles d'eau perdue

La lumière de l'avenir

Goutte à goutte elle comble l'homme

Jusqu'aux paupières transparentes

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12:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

29/12/2007

Le bout du bout

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Je suis de tous les bouts du monde

J’ai oublié sur les pétales altérés de mon cœur

Quelques larmes de bonheur gracile

Que l’hiver avait déposées frileusement

Dans un souvenir de givre

Un souvenir d’avant l’avant

J’ai arraché les mauvaises herbes

Des cicatrices refermées de mes aïeux

Et j’ai enfanté le silence du sourire

Que j’avais perdu dans mes batailles contre le temps

Les brumes réfutent mes élans d’amour

Il y a des rosées où les femmes sont belles

Et où elles se glissent chaudement

Dans les contours émerveillés de mon regard

Je vois l’invisible de leurs gestes

L’inconnu de leurs désirs

Posés comme caresses sur mon cou

Leurs mots sont recouvrants

Et je les bois avec infini saveur

Je suis de tous les bouts du monde

Et je te découvre à chaque illusion

De ne pas me tromper Poser

Mon pied sur un galet incertain

Frémir à la vue de ta chair

Etre en toute chose que tu croises

Un parfum de brume salée

Etalé sur la mer

La mer cette montagne que nous déplaçons

Pour nous rapprocher de l’infime

Je rêve encore comme les grands enfants

Que je te rencontrerai

Au bout du bout du monde

Là où personne ne va jamais

Là où je t’attends

 

11:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

26/12/2007

Choisir

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Une foule toute noire qui va à reculons

La bêche entre dans le sol mou

Comme une fille fraîche dans des draps déjà chauds

La lune noie la nuit

Force reste pourtant aux preuves de la vie

 

Les YEUX FERTILES 1936

La Langue

"La parole littéraire ne délivre plus ni ne lie; mais a-t-elle, encore, pouvoir d'enivrer et de causer des cascades de sens qui, fouillant votre langue, vous la fasse désirer?"

Mathieu Bénézet  "le roman de la langue" 10/18

 

UN HOMMAGE à un auteur qui a souvent fait naître mes désirs et mes réflexions,

comme ça pour finir l'année, aussi humain, que celle d'avant...

peut-être essayer de l'être un peu plus.

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